Santé : Marisol Touraine annonce un bilan «probablement lourd» de l'épidémie de grippe

Santé : Marisol Touraine annonce un bilan «probablement lourd» de l'épidémie de grippe© François Guillot Source: AFP
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, lors d'un point presse le 11 janvier sur l’épidémie de grippe

Alors que le système hospitalier français est déjà «sous tension», la ministre de la Santé a indiqué craindre une mortalité élevée en raison de l'ampleur de l'épidémie de grippe, qui devrait atteindre son pic «la semaine prochaine».

«La grippe en France a été précoce, elle est intense», a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine, le 11 janvier lors d'un point presse. La ministre a notamment averti que le bilan de l'épidémie de grippe serait «probablement lourd». Elle a par ailleurs demandé «à tous les hôpitaux publics et privés de déprogrammer des opérations, des soins médicaux pour libérer des lits».

Marisol Touraine a précisé que la moitié des patients de plus de 60 ans qui vont à l'hôpital en raison de l'épidémie de grippe restent aux urgences. Elle a également indiqué que cette proportion avait désormais atteint 75% pour les plus de 80 ans.

Selon la ministre, 142 hôpitaux sur 850 sont déjà «sous tension». «L'enjeu c'est de garantir qu'il y ait des lits d'hospitalisation disponibles», a-elle expliqué en ajoutant : «Le système de santé répond présent.» La ministre de la Santé a néanmoins appelé «l'ensemble des personnels de santé à s'engager» à recevoir les malades pour soulager les services d'urgences débordés.

François Bourdillon, directeur général de l'agence Santé Publique France a pour sa part indiqué le 11 janvier que certains signes laissaient penser qu'on allait atteindre le pic national» de l'épidémie de grippe «la semaine prochaine». 

Le 10 janvier, le porte-parole de l'association des urgentistes de France, Christophe Prudhomme (CGT-Santé), avait confié à l'agence de presse AFP : «Les limites ont déjà été dépassées depuis plusieurs jours. Cela se traduit par une surmortalité évitable, des gens qui attendent 24 heures sur des brancards.»

Christophe Prudhomme a par ailleurs dénoncé «un manque de moyens», avant de préciser : «A flux tendu, l'hôpital n'est plus en capacité aujourd'hui d'assurer un fonctionnement normal dès qu'on a une épidémie de grippe.»

Selon Santé Publique France, la saison de grippe 2016-2017 s'annonce particulièrement critique avec le retour d'un virus de type A (H3N2), cousin de celui qui avait contribué, il y a deux ans, à une surmortalité de 18 000 personnes. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Ile-de-France sont les plus touchées par cette épidémie.

Lire aussi : Poussée de fièvre dans les hôpitaux de Paris

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.