Les premiers migrants afghans sont arrivés au centre d'accueil de Forges-les-Bains

- Avec AFP

Le centre d'accueil pour migrants de Forges-les-Bains © Capture d'écran Twitter
Le centre d'accueil pour migrants de Forges-les-Bains

Le centre d’accueil incendié, vraisemblablement volontairement, début septembre à Forges-les-Bains, a vu arriver le 3 octobre ses premiers migrants, a annoncé la préfecture de l'Essonne.

«Ce jour, 44 migrants afghans sont accueillis à Forges-les-Bains dans l'attente du traitement de leur demande d'asile», a fait savoir la préfecture de l'Essonne dans un communiqué.

L'institution a souligné que «les conditions de sécurité sont réunies» pour cet accueil. L'association Emmaüs Solidarité s'occupe de l'accueil des migrants et de la gestion du centre. Les hommes reçus y resteront en transit, pour une période d'un à quatre mois, le temps de formuler une demande d'asile avant d'être transférés dans des structures adaptées.

La structure devait initialement ouvrir fin septembre, mais l'inondation volontaire d'un bâtiment, suivie de l'incendie vraisemblablement criminel d'un autre, avait repoussé son ouverture.

Depuis ces événements, la commune d'un peu moins de 4 000 habitants est sous tension. Son maire sans étiquette, Marie Lespert Chabrier, dénonce à l'envi le manque de concertation sur ce projet et soulignait, le 7 octobre dans une lettre ouverte que «l’Etat nous impose l'ouverture du centre».

Marie Lespert Chabrier avait organisé fin septembre une consultation populaire et une large majorité de votants (59%) avait exprimé son opposition catégorique à l'arrivée de migrants dans la commune. Deux semaines plus tôt, une réunion publique d'information s'était déroulée dans un climat houleux, hachée par les cris, les quolibets et les inquiétudes des 700 personnes venues y assister.

Le centre doit s'installer sur une propriété de la mairie de Paris située sur la commune pour une durée de deux ans au lieu de quatre et doit accueillir au total 91 migrants, et non pas 200 comme prévu à l'origine, avait récemment expliqué la préfète de l'Essonne, Josiane Chevalier.

La sécurité dans la commune a été renforcée, avec notamment l'installation d'une vidéosurveillance.

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