A Béziers, le préfet s'offusque de la garde voulue par Robert Ménard, qu'il poursuit en justice

Robert Ménard, maire de Béziers.© Wikimédia France
Robert Ménard, maire de Béziers.

La garde non-armée composée d'anciens gendarmes et policiers à la retraite que souhaite déployer le maire pour patrouiller dans la ville de Béziers n'est pas du tout au goût du préfet, qui a saisi la justice.

Robert Ménard n'en est décidémment plus à une provocation près. Après avoir voulu armer la police municipale en février 2015 et instaurer un système de statistiques ethniques durant l'été, le maire de Béziers souhaiterait désormais qu'un contingent d'anciens policiers, gendarmes et militaires patrouillent dans la ville pendant la durée de l'état d'urgence. 

Décidé à aller au bout de son projet, Robert Ménard avait voulu faire voter une délibération concernant la création de cette garde.

Mais le préfet Pierre de Bousquet, qui avait déjà déconseillé au maire de prendre de telles mesures, a décidé lundi d’attaquer cette délibération devant le tribunal administratif de Montpellier devant lequel il a déposé un référé et qui devra trancher le litige. 

Pour le Maire de Béziers, le préfet confond 'garde bitteroise' et 'garde urbaine'

Dans un communiqué, la mairie de la ville de Béziers a souligné «tout le caractère politicien et partial des prises de position du représentant du gouvernement dans l'Hérault», ajoutant que le préfet n'avance «aucun argument» dans ses accusations.

De plus, revenant sur l'article paru dans Le Midi Libre, il affirme que Pierre de Bousquet a «confondu garde bitteroise et garde urbaine» :

«Le Préfet accuse la mairie d'avoir commandé des vêtements d'été et d'hiver pour la Garde Biterroise 'preuve', selon lui, de sa volonté de faire perdurer la Garde au delà de l'état d'urgence. Or, à ce jour, la ville n'a rien commandé pour la Garde Biterroise».

«Il est vraisemblable que le préfet aura confondu la Garde Urbaine, unité de la police municipale parfaitement homologuée par l’État, regroupant les ASVP et les surveillants des parcs et jardins, et la Garde Biterroise», conclut le communiqué, évoquant «une bien triste épitaphe sur une carrière presque close».

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