Une journaliste de France 24 épinglée pour avoir affirmé ne pas «blairer» LFI en plein direct

Une journaliste de France 24 épinglée pour avoir affirmé ne pas «blairer» LFI en plein direct© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Bâtiment abritant les locaux de France 24 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
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L'émission C à vous a déniché une bourde de la chef du service politique de France 24 Roselyne Febvre qui, se croyant hors antenne, a déclaré lors d'un sujet sur l'affaire Quatennens qu'elle ne pouvait pas «blairer» LFI. Un mauvais procès ?

Plusieurs cadres de La France insoumise se sont agacés des propos fortuitement diffusés à l'antenne de France 24 par la journaliste et présentatrice Roselyne Febvre, alors que la chaîne diffusait les images de la conférence de presse du 20 septembre des députés insoumis, très gênés par l'affaire Quatennens. 

Ah bah je peux pas les blairer, hein !

Exhumés par l'émission C à vous (France 5) le 23 septembre, les propos ont ensuite fait polémique sur les réseaux sociaux. «T'as vu la tête», retranscrit France 5, la journaliste se croyant hors antenne mais son micro étant en réalité resté ouvert pendant la diffusion des images de la conférence de presse. 

«Ah bah je peux pas les blairer hein !», poursuit-elle. «Je peux pas les voir», retranscrit encore France 5 dans le court extrait diffusé. 

«On peut espérer des excuses ou bien ça non plus vous "ne pouvez pas les blairer" ?», s'est indignée la conseillère régionale LFI Julie Garnier sur Twitter avec l'extrait. «La cheffe du service politique de France 24 ne peut pas nous "blairer". Un bug de micro et tout s'éclaire...», a estimé pour sa part la députée Clémentine Autain. 

Erreur de retranscription ?

Interrogée par Libération la journaliste a cependant donné une version légèrement différente des faits. Si elle a admis que ces propos auraient dû rester hors antenne, elle s'est défendue en avançant que France 5 avait sorti ses paroles de leur contexte. A l'en croire, celles-ci étaient adressées au journaliste Pierre Jacquemain, présent sur le plateau, pat ailleurs rédacteur en chef de Regards,un magazine politiquement engagé à gauche. 

«Je m’adresse à Pierre en lui disant "t’as vu ta tête", car il était atterré par la conférence de presse», a-t-elle expliqué. «Pierre était outré que les femmes soient les seules qui se jettent à l’eau pour répondre aux questions. Et moi, j’étais choquée par cette histoire de claque et la réaction de Mélenchon. Je dis à Pierre, oui, que je ne peux pas les blairer après cette histoire de baffe», décrit-elle ensuite. 

Sa version a été corroborée par le journaliste Pierre Jacquemain pour qui la première phrase de Roselyne Febvre est : «Tu as vu la tête de Pierre ?». «Comme elle voit que je ne souris pas, elle répond qu’elle ne peut pas les blairer. Ça fait écho à la conversation qu’on a eue avant sur les hommes qui se regardent les chaussures et les journalistes qui demandent aux femmes de se justifier», explique-t-il.

«Il semble que France 5 ait légèrement surinterprété les propos de [Roselyne Febvre] à notre sujet ! Dont acte», a commenté de nouveau la députée Clémentine Autain à la lumière des nouveaux éléments apportés par Libération, laissant entendre que l'incident était clos. 

LFI est dans la tourmente causée par plusieurs affaires impliquant des hommes du mouvement dont la dernière en date concerne le député Adrien Quatennens qui a avoué avoir porté une gifle à son épouse avec laquelle il est désormais en procédure de divorce. La réaction de Jean-Luc Mélenchon, qui a semblé minimiser la gravité du geste dans un premier temps a suscité un malaise dans son propre camp politique que les adversaires de LFI ne se sont pas gênés d'exploiter.

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