Maradona : Vladimir Poutine est «tout simplement phénoménal» (VIDEO)

Maradona : Vladimir Poutine est «tout simplement phénoménal» (VIDEO)

La Coupe des confédérations et la Coupe du monde de football, la Russie, la politique et les dirigeants, passés comme présents... Diego Maradona livre sa vision du monde à RT.

RT : Dans le monde entier on compose des chansons en votre honneur. Ici, en Russie, on en chante une aussi. Elle s’appelle la «Main de Dieu». Il y a aussi une bière locale qui porte le même nom. Que ressentez-vous face à de tels signes d'admiration ?

Diego Maradona (D. M.) : Je ressens de la fierté. Cela me fait chaud au cœur que les gens se souviennent de moi. Je voudrais remercier tous ceux qui pensent sans cesse à Maradona, et, comme dans ce cas précis, qui me dédient des chansons.

RT : Diego, vous vous êtes rendu en Russie à plusieurs reprises. Le pays a-t-il changé ? La ville de Moscou a-t-elle changé ?

D. M. : Je vais vous le dire clairement : je viens toujours ici pour travailler, pas pour me reposer. Je voudrais venir ici passer des vacances, voyager à travers le pays pour voir les sites historiques, parler avec les gens. Mais je suis toujours venu pour travailler ou jouer. Ces visites ont toujours été très courtes. Je ne peux donc pas dire grand-chose en dehors de ce que vous savez déjà.

RT : Vous allez rencontrer le président russe, Vladimir Poutine, qui vous demandera de faire quelque chose pour la Coupe du monde. Savez-vous de quoi il s'agit ?

D. M. : Personne ne le sait.

Donald Trump est comme un personnage de bande dessinée

RT : Et que pensez-vous de Vladimir Poutine ?

D. M. : Il est phénoménal. Tout simplement phénoménal. Je pense qu'après Chavez et Fidel, Vladimir Poutine, avec [Amancio] Ortega et Evo [Morales], fait partie de la «première division». Poutine est quelqu'un qui peut apporter la paix à beaucoup de gens dans ce monde.

RT :Vous venez de mentionner trois personnalités remarquables de la région. Vous connaissiez bien Hugo Chavez et Fidel Castro. Que vous ont-ils appris ? Comment vous ont-ils aidé à mieux comprendre les bouleversements d'aujourd'hui en Amérique du Sud ?

D. M. : Nous subissons énormément de pression de la part de la droite. Quand je dis «la droite», je parle des Etats-Unis. Hugo Chavez a voulu faire de grands changements, il était soutenu par Nestor Kirchner, Evo [Morales], soutenu par des politiciens forts comme Rafael Correa.

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Mais la droite semble bien plus forte et peut acheter, beaucoup. Cela me met en colère : avec les présidents d'autrefois, les gens avaient au mois de quoi se nourrir, alors que, maintenant, en Argentine, il y a des gens qui crient famine, et c'est très triste. Très triste. Et pas seulement en Argentine. Au Brésil aussi. La situation y est incroyable. La droite a obtenu la victoire de Temer, qui est un dictateur, presque un meurtrier. Le Congrès lui a dit «oui», mais les gens, dans la rue, lui ont dit «non». Et je pense que tout cela est d'une grande laideur. Tout cela est moche, quand je pense à mes enfants, quand je pense qu'au Brésil, en Argentine, dans beaucoup d'autres pays encore, les gens vont mourir de faim.

Je ne pense pas que les Etats-Unis dominent le monde. Il ne faut pas oublier la Russie, la Chine, la Corée du Nord

RT : Diego, que pensez-vous de la politique de Donald Trump ?

D. M. : Je n'arrive pas à le voir dans un contexte politique. Non, je ne le vois pas. Je ne peux pas le voir dans ce contexte. Non. Pour moi, il est plus comme un personnage de bande dessinée. C'est comme un dessin animé pour moi. Si on parle de la politique... Pour moi, c'est comme un dessin animé. Chaque fois que je le vois à la télévision, je change de chaîne.

RT : Diego, je voudrais poser une question concernant le monde latino-américain. Vous avez parlé d'espoir, de l'espoir d'un avenir radieux. Il faut faire preuve d'une grande force pour surmonter les difficultés, pour s'opposer aux mesures répressives prises par les forces «de la droite», comme vous dites. Pensez-vous qu'il puisse encore y avoir, vraiment, de l'espoir ?

D. M. : Je crois que oui. Je pense que nous avons les forces pour protéger notre terre, et cela nous rend très puissants. En outre, je ne pense pas que les Etats-Unis dominent le monde. Il ne faut pas oublier la Russie, la Chine, la Corée du Nord. Les Etats-Unis ne sont plus le shérif dans la région. S'ils sortent leurs armes, nous sortirons les nôtres. Personne ne veut de guerre. Mais quand vous voyez des personnages de dessin animé comme Trump, vous arrivez à la conclusion que si une idée prend subitement une telle personne, nous ne serons jamais d'accord avec elle. Je donnerais ma vie pour qu'il y ait un drapeau argentin et non américain au-dessus de l'obélisque [de la place de la République à Buenos Aires]. Le contraire serait très douloureux pour moi. Je dis la même chose à propos du Venezuela, de la Bolivie et d'autres pays.

RT : Je voudrais vous poser des questions sur l'équipe nationale argentine...

D. M. : Je pense que Jorge Sampaoli est un traître et je ne parle pas des traîtres.

RT : Et l'équipe ?

D. M. : Je souhaite bonne chance à l'équipe, car, parmi les joueurs, il y a des gens très bien.

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