Evasion fiscale : cinq ans après l’affaire des «Panama Papers», Oxfam dresse un bilan en demi-teinte

Evasion fiscale : cinq ans après l’affaire des «Panama Papers», Oxfam dresse un bilan en demi-teinte© REUTERS / CHARLES PLATIAU
Le ministère de l'Economie et des Finances à Paris, le 3 septembre 2020 (image d'illustration).
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Dans une interview à 20 Minutes, le porte-parole de l’ONG Oxfam, Quentin Parrinello, est revenu sur l’affaire des Panama Papers révélées en 2016 par une centaine de rédactions. Selon lui, le système économique «facilite» toujours la fraude.

Le 6 avril 2016, Le Monde, en collaboration avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), révélait un scandale d’évasion fiscale sans précédent baptisé Panama Papers.

Ce jour-là, plus de 11 millions de documents confidentiels du cabinet d’avocat panaméen Mossack Fonseca avaient été rendus publics. Ils comprenaient des informations compromettantes sur de nombreuses personnalités publiques accusées d'évasion fiscale. De nombreux noms de propriétaires de société offshore avaient notamment été dévoilés, provoquant un véritable séisme politique dans de nombreux pays. 

Pour le porte-parole de l’ONG Oxfam France, Quentin Parrinello, si les Panama Papers ont servi d'«électrochoc», le manque de volonté politique en matière de lutte contre l’évasion fiscale demeure. «Il y a eu beaucoup de déclarations d’intention pour en "finir avec les paradis fiscaux" et l’évasion. Mais on est toujours face à un système économique qui facilite la fraude et l’évasion des grandes multinationales et des personnes les plus riches», a-t-il déclaré à 20 Minutes.

A la suite de ce scandale financier, 26 dossiers visant des particuliers ou des sociétés avaient été examinés par le parquet national financier (PNF). L’administration fiscale française avait pu récupérer l’équivalent de 372 millions d’euros en impôts et pénalités en trois ans.

Un faible montant alors que l’évasion fiscale est estimée entre 80 et 100 milliards d’euros par an en France. «Il ne faut pas oublier que ce sont des recettes en moins pour financer l’éducation ou la santé» précise Quentin Parrinello.

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