Invasion russe de l'Ukraine ? «Propagande, fake news et fiction», selon Sergueï Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (image d’illustration).© Sergei Chuzavkov Source: AP
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (image d’illustration).
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Auprès de journalistes de RT, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié ce 18 février de «propagande» et de «fiction» les allégations occidentales selon lesquelles la Russie fomenterait le projet d'envahir l'Ukraine.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'en est pris ce 18 février aux responsables occidentaux qui font état d'une prétendue menace d'invasion russe de l'Ukraine. «Apparemment, ils le font pour le simple plaisir d'accuser Moscou», a-t-il déclaré à RT dans une interview exclusive.

«Je suis sûr que les personnes qui s’intéressent un tant soit peu à la politique étrangère ont, bien sûr, déjà pu constater que tout cela n’était que de la propagande, des fake news et de la fiction», a jugé le haut diplomate. «Les auteurs de ces fausses nouvelles croient eux-mêmes à ce dont ils parlent, ils aiment ça et... et si ça leur fait du bien, pourquoi pas ?», a-t-il ironisé, poursuivant : «Mais bien sûr, tout cela prête à sourire : des personnes adultes qui éructent tous les jours des prédictions, des adjurations. Le magazine Politico qui a déjà plusieurs fois donné les dates de l’invasion annonce maintenant que ça sera le 20 février...»

Selon le chef de la diplomatie russe, les Occidentaux prétendent que «même si la Russie retire ses troupes, la menace sera toujours là». «Ils préparent le terrain pour l'avenir», a-t-il encore estimé, ajoutant : «Nous sommes résolus à expliquer en détail la gravité de la situation, à expliquer à nos collègues américains et à leurs alliés au sein de l’OTAN que nous ne pouvons pas nous contenter des promesses [...] bien qu'il s’avère que même les obligations écrites faites par les chefs d’Etat et de gouvernement ne valent rien. Cela ne peut pas continuer comme ça. Nous allons agir de sorte que tout soit fait de manière juste. Je ne voudrais pas le dire en argot mais nous avons cette expression : le mec l’a dit, le mec le fait. Il faut, au moins dans ce cas-là, respecter ces principes.»

L’allégation selon laquelle la Russie préparerait une invasion de son voisin européen bénéficie ces dernières semaines d’une place de choix dans le paysage politico-médiatique occidental, malgré les multiples démentis de Moscou à ce sujet. L'administration américaine maintient d'ailleurs ses allégations – sans preuves – bien que la Défense russe ait récemment annoncé le renvoi dans leurs garnisons de militaires déployés près de la frontière avec l'Ukraine, images à l'appui.

Moscou exprime ses préoccupations sur le volet sécuritaire 

Le chef de la diplomatie russe a déclaré qu'il comptait poursuivre les discussions avec son homologue américain sur la manière dont la Russie et l'Occident pourraient concilier leurs attentes sur le plan sécuritaire. Cette semaine, la Russie a publié une réponse officielle aux commentaires qu'elle a reçus des Etats-Unis sur cette question. Le ministère russe des Affaires étrangères a notamment fait savoir qu'il regrettait le manque de considération apportée par Washington aux points que Moscou juge essentiels pour trouver une issue à la crise.

«Les exigences sous forme d’ultimatum demandant le retrait des troupes de certaines régions du territoire russe, accompagnées de menaces de durcissement des sanctions, sont inacceptables et sapent les perspectives d’accords réels», a en effet souligné Sergueï Lavrov le 17 février. La Russie a insisté sur le retrait d’Europe centrale, orientale et des pays baltes des troupes et armes américaines, soulignant que les questions de contrôle des armements devaient faire partie intégrante des questions de garanties de sécurité.

En outre, Moscou a expliqué attendre des propositions concrètes des Etats-Unis et de l’OTAN sur le contenu et les formes de la décision juridique de l’Alliance de renoncer à son expansion vers l’est. La diplomatie russe a également estimé que la désescalade autour de l’Ukraine nécessitait la mise en œuvre par Kiev des accords de Minsk.

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