Ukraine : Jean-Luc Melenchon appelle la France à s'inscrire dans une position de non-alignement

- Avec AFP

Jean-Luc Melenchon sur le plateau du journal de 20 de TF1© GEOFFROY VAN DER HASSELT Source: AFP
Jean-Luc Melenchon est l'invité du JT de 20H de TF1 le 6 février 2022.
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Le candidat insoumis à la présidentielle a appelé le 6 février à «la désescalade» des tensions autour de l'Ukraine, estimant que la France devait être «non alignée». Il a aussi reproché à Emmanuel Macron «d'avoir fait monter le ton» dans ce dossier.

Alors qu'Emmanuel Macron se rend le 7 février à Moscou et le lendemain à Kiev pour rencontrer ses homologues Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky dans un contexte de vives tensions entre l'Occident et la Russie concernant l'Ukraine, Jean-Luc Mélenchon s'est défendu ce 6 février de défendre la position russe.

«La France doit être non alignée, ce qui signifie que ni les Russes ne doivent entrer en Ukraine, ni les Américains ne doivent annexer l'Ukraine dans l'Otan», a-t-il estimé sur TF1.

L'intérêt de la France, ce n'est pas de transformer la Russie en adversaire

Selon lui, la position de Vladimir Poutine au sujet de l'élargissement de l'Otan est compréhensible : «Je ne sais pas comment nous Français nous réagirions si on apprenait que [Recep Tayyip] Erdogan avait créé une alliance qui encerclerait la France. Ca ne nous ferait pas plaisir, donc je pense que le maître-mot ça doit être la désescalade», a-t-il poursuivi. Il a par ailleurs reproché «au président Macron d'avoir fait monter le ton à un moment donné en disant "la France va défendre l'intégrité du territoire ukrainien"».

«Ca me paraît complètement excessif. Si on veut jouer un rôle, il faut être non aligné. Si on choisit d'être aligné, on ne joue plus de rôle, on est dans un des camps. Et l'intérêt de la France, ce n'est pas de transformer la Russie en adversaire», a-t-il ajouté.

En janvier, il plaidait le dialogue avec la Russie, qu'il considère comme un partenaire essentiel de l'Europe. «Je ne suis pas d'accord pour qu'on en fasse un ennemi», assurait-il dans un tweet début janvier. Il ajoutait que l'élargissement de l'Otan aux pays de l'Est dans les années 2000 avait été «ressenti comme une menace par la Russie» et prônait une sortie de l'Otan qu'il estime être le relais des Etats-Unis contre la Russie.

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