Omicron : le nom du nouveau variant suscite questionnements et moqueries sur les réseaux sociaux

Omicron : le nom du nouveau variant suscite questionnements et moqueries sur les réseaux sociaux© Dado RUVIC Source: Reuters
Un flacon de vaccin anti-Covid-19 et une seringue sont posés devant un drapeau de l'UE flanqué des mots «Omicron SARS-CoV-2» dans cette photo prise en Bosnie-Herzégovine le 27 novembre 2021. (image d'illustration).
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L'Organisation mondiale de la Santé a annoncé que le variant B.1.1.529 serait nommé Omicron, reprenant le nom de la 15e lettre de l'alphabet grec. La mise à l'écart des 13e et 14e lettres a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

Si dans un premier temps les nouveaux variants ont d’abord été dénommés «anglais», «sud-africain» ou «indien» en fonction de leur lieu d’apparition, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a, depuis le mois de mai, instauré une nouvelle classification des variants reposant sur les lettres de l’alphabet grec.

Le 26 novembre, l’OMS a annoncé la classification du variant B.1.1.529, signalé pour la première fois en Afrique du Sud deux jours avant, comme «variant préoccupant». Le variant B.1.1.529 a alors été baptisé «Omicron». Ce choix a suscité une polémique sur les réseaux sociaux. En effet, de nombreux commentateurs ont réagi à la décision de l’OMS de sauter deux lettres de l’alphabet grec, «Nu» et «Xi», pour passer directement à «Omicron».

Des réactions plus ou moins politiques

Le journaliste du Financial Times Jim Pickard a par exemple publié un tweet suggérant que cette omission pourrait être une décision politique visant à ménager la sensibilité de la Chine, l'un des plus grands contributeurs au budget annuel de l'OMS. «Pas besoin d’être un expert en alphabet grec pour comprendre pourquoi l’OMS passe de nu à omicron, évitant xi», a-t-il en effet lancé, laissant ainsi entendre que l’OMS aurait évité la lettre Xi qui évoque le nom de famille du président chinois, Xi Jinping.

Le choix du nom Omicron a suscité d'autres commentaires au ton plus léger. Beaucoup de commentateurs ont ainsi ironisé sur la similarité sonore existante entre «Omicron» et le nom de famille du président français «Macron».

D'autres encore, ont tenté de lier le nom du nouveau variant à l'affaire des sous-marins qui avait défrayé la chronique en septembre dernier.

Comme l'a rapporté l'agence de presse AP, l'OMS a justifié son choix en soulignant que Nu pouvait être trop facilement confondu avec «new», qui signifie nouveau en anglais. Quant à Xi, la lettre n'a pas été utilisée car correspondant à un nom trop commun. Pour le moment, Nu et Xi sont donc les deux seules lettres de l'alphabet qui ont été mises de côté par l'OMS.

L'appellation Omicron a en outre provoqué d'autres réactions pour le moins inattendues. La cryptomonnaie portant le même nom que le variant apparu en Afrique australe a récemment vu son cours s'envoler, bénéficiant d'un regain de notoriété, alors qu'elle était peu connue et stable jusqu'à présent.

Des appellations de variants «stigmatisantes et discriminatoires»

L'OMS justifie l'utilisation des lettres de l’alphabet grec pour sa nouvelle classification des variants afin de leur donner des noms «faciles et plus pratiques à évoquer par des publics non scientifiques» mais aussi par souci d'éviter des appellations «stigmatisantes et discriminatoires».

Cette nomenclature permet ainsi d'éviter de nommer le variant par rapport au lieu géographique où il a été détecté pour la première fois. En effet, le variant Alpha, séquencé pour la première fois au Royaume-Uni, était auparavant nommé «variant anglais», tout comme le variant Delta était surnommé le «variant indien».

De nombreux variants du SARS-CoV-2 circulent à travers le monde. Certains sont qualifiés de «variants préoccupants» (VOC) ou de «variants à suivre» (VOI) car leur impact justifie la mise en place d’une surveillance particulière et de mesures de gestion spécifiques. D'autres variants restent classés «en cours d’évaluation», en l'absence d’éléments virologiques, épidémiologiques ou cliniques probants en faveur d’un impact en santé publique en France. En France, le variant Delta représentait 99,6 % des virus détectés, selon le bulletin hebdomadaire du 25 novembre, publié par Santé publique France.

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