«Ultimatums délirants» : Israël balaie la demande d’Abbas sur le retrait des territoires occupés

- Avec AFP

«Ultimatums délirants» : Israël balaie la demande d’Abbas sur le retrait des territoires occupés© John Angelillo Source: Reuters
Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas prononce un discours à distance lors du débat général de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 24 septembre 2021.
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Mahmoud Abbas a déclaré à l'ONU qu'Israël avait un an pour se retirer des territoires occupés, faute de quoi il ne voyait plus l'intérêt de continuer à reconnaître les frontières de 1967. Israël a balayé des «menaces et des ultimatums délirants».

Dans son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a donné «un an» à Israël pour se «retirer des territoires palestiniens occupés», menaçant dans le cas contraire de ne plus reconnaître l'Etat hébreu dans les frontières de 1967.

Dans son allocution virtuelle le 24 septembre, le dirigeant a accusé Israël d'enterrer la solution à deux Etats avec des actes susceptibles de mener les Palestiniens à demander des droits égaux au sein d'un Etat unique comprenant Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza. Israël «détruit la perspective d'un accord fondé sur la solution à deux Etats» en continuant à établir des colonies en Cisjordanie, a déploré le dirigeant palestinien.

Menaces et ultimatums délirants

Il a assorti cette demande d'une forme d'ultimatum : Israël «a un an pour se retirer des territoires palestiniens occupés en 1967, y compris Jérusalem-Est». «Nous sommes prêts à travailler au cours de cette année à la délimitation des frontières, et à résoudre toutes les questions liées au statut final» de deux futurs Etats israélien et palestinien, a-t-il assuré. «Si nous n'y parvenons pas, alors à quoi bon maintenir la reconnaissance d'Israël sur la base des frontières de 1967 ?», a lancé Mahmoud Abbas. Il a en outre affirmé que l'Autorité palestinienne saisirait dans un an la Cour internationale de justice de «la légalité de l'occupation des territoires de l'Etat palestinien».

Israël a immédiatement balayé les demandes du dirigeant palestinien via la réponse sèche de l'ambassadeur de l'Etat hébreu à l'ONU. Mahmoud Abbas «démontre une fois de plus qu'il ne représente plus rien», a réagi Gilad Erdan. «Ceux qui soutiennent vraiment la paix et les négociations ne brandissent pas des menaces et des ultimatums délirants depuis la tribune de l'ONU», a-t-il ajouté.

Le processus de paix international pour parvenir à une «solution à deux Etats» est dans l'impasse depuis plusieurs années. La plupart des pays du monde considèrent l'implantation de colonies en Cisjordanie comme illégales, ce qu'Israël conteste.

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