Des exercices grandeur nature mobilisent les Etats-Unis et leurs alliés en Europe (VIDEO)

© Capture d'écran réalisée sur Youtube

Les Américains se sont félicités hier d'avoir procédé à l'interception d'un missile avec l'aide de leurs alliés, lors d'exercices militaires menés grandeur nature en Europe. Une nouvelle mobilisation des forces de l'Otan qui interroge Moscou.

Le missile a été tiré des côtes écossaises, son suivi et la capture de ses coordonnées ont été assurés par des bateaux néerlandais, son interception est le fruit d'un tir de la US Navy.

Cette mission menée sur le territoire européen a en effet impliqué de nombreux alliés des Etats-Unis: l'Australie, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Pays-Bas, la Norvège, l'Espagne et la Grande-Bretagne.

«L'exercice a démontré l'engagement des États-Unis pour la défense de l'Europe au travers de ses navires et de sa station à terre en Roumanie ... ainsi que ... nos marins alliés» a déclaré l'amiral Mark Ferguson, commandant des forces navales américaines pour la zone Europe-Afrique, avant de poursuivre: «[cet exercice a démontré la capacité du groupe ] à mener une défense efficace en  mer de la coalition en cas d'attaques simultanées par des missiles anti-navire et balistiques».

Riki Ellison, le fondateur de la «Missile Defense Advocacy Alliance», une association à but non lucratif qui milite pour les systèmes de défense antimissile, a déclaré à Reuters que le succès de ce test signifiait que l'US Navy allait pouvoir réduire le nombre de navires dont elle a besoin pour ses missions de défense en Méditerranée en s'appuyant sur le soutien logistique de ses alliés. «C'est un grand moment car il démontre notre capacité à suivre et intercepter le genre de missiles qui sont tirés en Syrie et contre la Syrie» a déclaré Riki Ellison, «cela prouve que les capteurs de navire d'un autre pays peuvent être utilisés pour donner l'alerte concernant des menaces potentielles à la US Navy, et ces navires peuvent être utilisés pour protéger les navires américains».

Ces exercices interviennent deux semaines seulement après que le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a déclaré aux journalistes que l'Alliance avait prévu de renforcer sa force de réaction en ajoutant deux sièges plus en Europe de l'Est, à savoir en Hongrie et en Slovaquie.

La force de réaction de l'Otan est composée d'unités de terre, d'air, de mer et de forces spéciales capables de se déployer rapidement. Elle a été créée en 2003 pour assurer une réponse immédiate de défense, gérer des crises et des opérations de soutien de la paix, venir en secours en cas de catastrophe et protéger les infrastructures critiques. La NRF peut mobiliser n'importe où de 13 000 à 40 000 militaires.

Jens Stoltenberg a appelé de ses voeux à ce renforcement le plus grand «depuis la fin de la guerre froide» et a dit que l'Otan avait déjà mis en place six petits siège en Europe de l'Est.

Des manoeuvres militaires qualifiées par Moscou d'hostiles et de déstabilisantes. La Russie a en effet à plusieurs reprises critiqué ce qu'elle décrit comme une accumulation militaire près de ses frontières. «Nous ne voyons pas de raisons [au fait que le système de défense antimissile] devrait se poursuivre, en particulier à un rythme rapide et avec une projection claire sur le territoire russe» a déclaré en août le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov, arguant que cela n'avait encore moins de sens depuis l'accord sur le nucléaire iranien.

Aller plus loin : L’OTAN envisage de créer de quartiers généraux en Hongrie et en Slovaquie et augmentera ses forces

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