La pandémie de Covid-19 aurait exacerbé le sentiment de corruption dans l'Union européenne

La pandémie de Covid-19  aurait exacerbé le sentiment de corruption dans l'Union européenne© REUTERS / YVES HERMAN
Des drapeaux de l'Union européenne devant le siège de la Commission à Bruxelles le 5 mai 2021.
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D'après un baromètre de la corruption publié par Transparency International, 32% des citoyens de l'UE pensent que la corruption a augmenté ces 12 derniers mois. 6% des personnes interrogées admettent avoir payé un pot-de-vin pour obtenir des soins.

D'après une enquête réalisée sur plus de 40 000 citoyens issus des 27 pays de l'Union européenne (UE) entre octobre et décembre 2020, la pandémie de coronavirus a exacerbé le sentiment de corruption vis-à-vis des dirigeants politiques, rapporte ce document dévoilé ce 15 juin par Transparency International.

Ce baromètre mondial de la corruption (BMC) dans l'UE précise que 62% des citoyens européens pensent que la corruption gouvernementale est un réel problème dans leur pays, 32% jugent que la corruption a augmenté ces 12 derniers mois et 60% estiment que la crise n'a pas été gérée de façon «transparente» par les autorités.

L'enquête révèle également que les soins de santé sont au cœur d'une corruption quotidienne alors que les gouvernements luttaient pour gérer la pandémie de Covid-19. Le document rapporte en outre que 6% des personnes interrogées ont admis avoir payé un pot-de-vin pour obtenir des soins de santé tandis que 29% des résidents de l'Union ont admis avoir fait appel à des relations personnelles pour obtenir des soins.

En France, 2% des personnes interrogées déclarent avoir versé un pot-de-vin pour accéder à des soins de santé

La fréquence des pots-de-vin dans le secteur de la santé est la plus élevée en Roumanie (22%) et en Bulgarie (19%) tandis que le recours aux relations personnelles était le plus fréquent en République tchèque (54%) et au Portugal (46%). En France, près de la moitié des Français interrogés ont déclaré avoir eu recours à une relation personnelle pour avoir accès à un service public au cours de ces douze derniers mois mais seulement 2% ont déclaré avoir versé un pot-de-vin pour accéder à des soins.

Enfin, la Hongrie et la Pologne sont pointées du doigt comme des pays utilisant la crise sanitaire comme «une excuse pour saper la démocratie» à travers de nouvelles réglementations alors que certains politiciens y ont vu «une occasion de faire du profit», ajoute le rapport, citant notamment le lobbying en faveur de l'achat de masques de protection en Allemagne.

«Ces résultats devraient être considérés comme un signal d'alarme tant pour les gouvernements nationaux que pour les institutions de l'Union européenne», a déclaré Michiel van Hulten, directeur de Transparency International UE dans un communiqué, le rapport exhortant les gouvernements à «redoubler d'efforts pour garantir une sortie juste et équitable de la pandémie en cours».

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