Enquête sur des crimes de guerre présumés : Israël ne va pas «coopérer» avec la CPI

- Avec AFP

Enquête sur des crimes de guerre présumés : Israël ne va pas «coopérer» avec la CPI© Ronen Zvulun Source: Reuters
Benjamin Netanyahou est en désaccord profond avec la CPI (image d'illustration).
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Israël ne va pas «coopérer» avec la Cour pénale internationale dans le cadre d'une enquête sur des crimes de guerre présumés dans les Territoires palestiniens, a fait savoir le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahou, dans un communiqué.

«Israël a décidé de ne pas coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI)», affirme le 8 avril un communiqué du bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, estimant que «la CPI n'a pas de légitimité pour ouvrir une enquête» contre Israël.

Le procureur général de la Cour, Fatou Bensouda, a ouvert début mars une enquête sur des crimes de guerre présumés dans les Territoires palestiniens, une initiative rejetée par Israël mais saluée par les Palestiniens.

L'Etat hébreu n'est pas membre de la CPI, contrairement à l'Autorité palestinienne. 

Selon le système de la CPI, qui siège à La Haye, un Etat peut, s'il le souhaite, tenter de prouver qu'il a lui-même ouvert une enquête sur les crimes concernés et ainsi demander que l'enquête de la Cour lui soit déférée. Le 19 mars, la Cour a donné un délai d'un mois à Israël et aux Palestiniens pour demander le report de l'enquête.

Toujours selon le communiqué, «le Premier ministre Netanyahou a déclaré que pendant que les soldats de Tsahal [l'armée israélienne] combattent [...] les terroristes qui commettent des crimes de guerre, le tribunal de La Haye a décidé de condamner Israël».

Benjamin Netanyahou a tenu plusieurs réunions avec des hauts responsables sécuritaires et politiques pour décider de la réaction israélienne face à l'ouverture de cette enquête, précise le communiqué.

Cette enquête doit notamment s'intéresser à l'offensive de grande envergure lancée par Israël contre la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, dans le but selon l'Etat hébreu de faire cesser les tirs de roquettes et de détruire les tunnels creusés depuis l'enclave palestinienne sous blocus israélien depuis 2006.

La guerre a fait quelque 2 250 morts côté palestinien, en majorité des civils, et 74 morts, essentiellement des soldats, côté israélien.

La CPI «a pris une décision qui est l'essence même de l'antisémitisme et de l'hypocrisie», avait réagi Benjamin Netanyahou après l'ouverture de l'enquête, ajoutant que son pays «prenait toutes les précautions pour minimiser les pertes civiles» dans sa lutte contre le «terrorisme».

«Une institution fondée pour défendre les droits de l'homme protège ceux qui les piétinent», a encore affirmé le Premier ministre israélien dans le même communiqué du 8 avril.

La CPI, seul tribunal permanent au monde pour les crimes de guerre, a été créée en 2002 pour juger les pires crimes de la planète lorsque les tribunaux locaux ne veulent pas ou ne peuvent pas intervenir.

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