Scandale FIFA : la Suisse autorise l'extradition vers les Etats-Unis d'un autre haut responsable

© Arnd Wiegmann Source: Reuters

L'Etat helvétique vient de donner son accord pour que Costas Takkas, citoyen britannique de 58 ans, rejoigne les Etats-Unis où il est poursuivi avec huit autres haut fonctionnaires de la FIFA dans un vaste scandale de corruption.

Comme la majorité des autres responsables de la FIFA arrêtés à Zurich au mois de mai, Costas Takkas va donc rejoindre les Etats-Unis pour y être détenu, puis jugé. L'homme, de nationalité britannique, est l'ancien secrétaire général de la Fédération de football des îles Caïmans (CIFA), attaché du président de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF). La justice américaine le soupçonne d'avoir touché des pots-de-vin de plusieurs millions d'euros en échange de l'attribution de droits marketing à l’occasion des qualifications pour les coupes du monde de 2018 et 2022.

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La Suisse avait déjà donné son accord d'extradition en septembre pour Rafael Esquivel, l'ancien président de la Fédération vénézuélienne de football et membre exécutif de la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL), l'Uruguayen Eugenio Figueredo, l'ancien vice-président de la CONMEBOL et pour l'ancien vice-président de la Fifa et Eduardo Li (Costa-Rica). Jeffrey Webb, originaire des îles Caïmans et ex-vice-président de la Fifa, avait lui accepté son extradition vers les Etats-Unis en juillet.

Quant à Julio Rocha, ancien président de la fédération du Nicaragua de football et ancien responsable de la Fifa, si la justice américaine avait aussi adressé une demande le concernant, il rejoindra en priorité le Nicaragua, qui a également demandé son extradition.

En haut (de gauche à droite): José Maria Marin, Rafael Esquivel (président de la Fédération du Venezuela), Eduardo Li (Fédération du Costa Rica) et Nicolas Leoz. En bas:  Julio Rocha (Nicaragua), Eugenio Figueredo (Uruguay) Jack Warner et Jeffery Webb (Caïmans). Source: Reuters
En haut (de gauche à droite): José Maria Marin, Rafael Esquivel (président de la Fédération du Venezuela), Eduardo Li (Fédération du Costa Rica) et Nicolas Leoz. En bas: Julio Rocha (Nicaragua), Eugenio Figueredo (Uruguay) Jack Warner et Jeffery Webb (Caïmans).

Dans le volet suisse de l'affaire FIFA, qui met cette fois-ci en cause le grand patron, Sepp Blatter, dans une affaire pénale de «gestion déloyale» et d'«abus de confiance» pour un versement de 2 millions d'euros au président de l'UEFA, Michel Platini, la commission d'éthique de l'instance mondiale du foot - qui a suspendu les deux hommes à titre provisoire le temps de l'enquête - a tenu à remettre les pendules à l'heure et à tordre le cou à certaines rumeurs.

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L'audition de Sepp Blatter, avec ses avocats, et celle de Michel Platini ont eu lieu le 1er octobre a donc fait publiquement savoir la commission d'éthique de la FIFA. Les défenseurs de l'ex-big boss du foot mondial n'ont eu cesse de dénoncer ces derniers jours le manque d'éthique de la commission, qui avait tranché, argaient-ils, sans que leur client n'ait eu voix au chapitre.

En attendant les prochaines élections, la présidence par intérim de la FIFA a été confiée jeudi au Camerounais Issa Hayatou. Malgré des problèmes de santé, l'homme de 69 ans, président de la Confédération africaine de football (CAF) s'est engagé à «assumer pleinement à assumer cette tâche».

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