Selon Séoul, la Corée du Nord a présenté ses excuses après avoir abattu un fonctionnaire sud-coréen

- Avec AFP

Selon Séoul, la Corée du Nord a présenté ses excuses après avoir abattu un fonctionnaire sud-coréen© Ed JONES Source: AFP
Deux soldats nord-coréens devant une clôture sur l'île de Yeongpyeong, avril 2018 (image d'illustration).

Le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un, a fait amende honorable après qu'un Sud-Coréen a été tué dans les eaux territoriales du pays, affirme Séoul. Cet épisode intervient alors que les relations entre les deux Corées sont au point mort.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a présenté ses excuses pour le meurtre d'un Sud-Coréen dans ses eaux territoriales qualifiant cet «événement d'inattendu et honteux», a déclaré le bureau de la présidence à Séoul ce 25 septembre. Ce fonctionnaire, qui travaillait pour le secteur de la pêche, a été abattu le 22 septembre par des soldats nord-coréens et son corps, resté dans l'eau, aurait été brûlé a priori par crainte d'une contamination au coronavirus.

Ce meurtre d'un citoyen sud-coréen, le premier perpétré par l'armée nord-coréenne depuis dix ans, a suscité l'indignation du Sud.

Affaire honteuse

Kim Jong-un a qualifié cet événement d'«affaire honteuse» et s'est excusé pour «avoir déçu le président Moon Jae-in et les Sud-Coréens», a indiqué Suh Hoon, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud. 

Ces excuses dernières interviennent alors que les relations intercoréennes sont au point mort, tout comme les négociations entre Pyongyang et Washington. Suh Hoon a lu une lettre en provenance du service du parti au pouvoir au Nord en charge des relations avec son voisin du Sud.

Dans cette missive, Pyongyang reconnaît avoir tiré une dizaine de coups de feu sur l'homme «entré illégalement dans nos eaux» et qui a refusé de décliner correctement son identité.

Un Sud-Coréen souhaitant rejoindre la Corée du Nord ?

Les gardes-frontières lui ont alors tiré dessus conformément aux instructions permanentes, selon le texte.

Son corps n'était plus visible après les tirs et les troupes ont mis le feu à son dispositif de flottaison – qui était couvert de sang – conformément à la réglementation en vigueur alors que le pays est en alerte maximum par rapport au Covid-19. 

Le 24 septembre, l'armée sud-coréenne avait affirmé qu'il avait subi plusieurs heures d'interrogatoire alors qu'il était dans l'eau. 

Au cours de celui-ci, il aurait exprimé son envie de faire défection mais il aurait été tué sur «ordre d'une autorité supérieure».

Ce fonctionnaire avait disparu alors qu'il se trouvait le 21 septembre à bord d'un patrouilleur naviguant à proximité de l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, située à un kilomètre et demi de la frontière maritime avec le Nord.

Il portait un gilet de sauvetage et ses chaussures ont été retrouvées sur le bateau sud-coréen à bord duquel il naviguait, ce qui laisse à penser qu'il est allé à l'eau de son plein gré. 

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