Avant l'ouverture du procès de Julian Assange, les soutiens du fondateur de WikiLeaks se mobilisent

Des dizaines de personnes, dont des Gilets jaunes, sont mobilisées ce 24 février à proximité de la cour de Woolwich, à Londres, où doit être examinée la demande d’extradition du cofondateur de WikiLeaks, Julian Assange, vers les Etats-Unis.

«N’extradez pas Assange». Tel est le souhait des dizaines de personnes mobilisées, ce 24 février, à proximité de la cour de Woolwich, à Londres, où va être examinée la demande d’extradition du cofondateur de WikiLeaks, Julian Assange, vers les Etats-Unis. Parmi elles figurent des Français arborant un gilet jaune.

Les manifestants ont brandi des pancartes et des masques à l'effigie de Julian Assange, poursuivi entre autres pour «piratage informatique» aux Etats-Unis, après la fuite de milliers de documents en 2010.

Les soutiens du fondateur de WikiLeaks ont notamment scandé «free, free Assange» («Libérez, libérez Assange»).

Ils craignent que le procès en extradition de Julian Assange, qui s'ouvre ce 24 février, soit orienté. «Il y a beaucoup de craintes de la part des avocats sur la possibilité d'avoir un procès impartial, notamment parce qu'il y a eu déjà, on le sait, des interférences politiques ; des ministres du gouvernement britannique se sont déjà vantés d'avoir les capacités diplomatiques de mettre Assange en prison et de négocier avec le gouvernement équatorien, qui a retiré l'asile politique à Assange en 2019», explique Camille Souffron, conseiller politique et soutien d'Assange, au micro d'un de nos reporters.

«On va essayer d'alerter le maximum d'Anglais qui sont encore trop peu au courant de ce qu'il se passe, pour que l'opinion publique prenne conscience de l'importance de ce qui est en train de se jouer ici», relate Corinne, co-organisatrice de l'opération française de soutien à Julian Assange, présente devant la prison de Belmarsh – située à côté du tribunal. Julian Assange est incarcéré dans cet établissement pénitentiaire de haute sécurité depuis sa retentissante arrestation en avril dernier dans l’ambassade d’Équateur.

La famille de Julian Assange présente

Les proches de Julian Assange : son frère, son père, mais aussi Jennifer Robinson, l'une des avocates du fondateur de WikiLeaks étaient présents à ce rassemblement. Des Français, partis la veille de France, ont remis à John Shipton, le père de Julian Assange, un Gilet jaune en guise de soutien. Le 23 février au soir, trois bus sont partis de Paris pour participer à cette manifestation.

Depuis plusieurs semaines, la défense de Julian Assange et ses proches alertent aussi l'opinion publique sur sa santé. «Quand j'ai parlé à Julian au Nouvel an, il m'a dit que le soutien des gens est la seule chose qui l'encourage à continuer», indique le journaliste Vaughan Smith, fondateur de Frontline Club et proche de Julian Assange.

Ce 24 février dans la matinée, son avocat français Eric Dupond-Moretti a qualifié son client de «combatif», mais a ajouté au micro de France Inter qu'il est «prostré et a du mal à s'exprimer». 

L'avocat de Julian Assange veut rencontrer Emmanuel Macron

La justice britannique va devoir déterminer, à partir de ce 24 février, si la demande d’extradition vers les Etats-Unis qui est requise à l'encontre de Julian Assange respecte un certain nombre de critères légaux, et notamment si elle n’est pas disproportionnée ou incompatible avec des droits de l’Homme. L’audience sera ensuite ajournée pour reprendre le 18 mai, pour trois semaines. La décision peut être frappée d’appel.

«Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir révélé des écoutes de gouvernements étrangers, je pense qu'il n'y a plus de règles [...] La vision de l'administration américaine change selon la couleur politique», estime Eric Dupond-Moretti sur France Inter, qui a demandé a rencontré Emmanuel Macron.

D’abord poursuivi pour piratage informatique, Assange a vu s’alourdir en mai dernier les charges pesant contre lui lorsque la justice américaine l’a inculpé de 17 chefs supplémentaires, en vertu des lois anti-espionnage. Il encourt 175 ans de prison.

Les Etats-Unis lui reprochent notamment d’avoir mis en danger certaines de leurs sources en publiant en 2010 sur WikiLeaks 250 000 câbles diplomatiques et 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Parmi ces documents figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d’un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007.

Lire aussi : Jean-Christophe Lagarde et Fabien Roussel appellent à accorder l'asile à Julian Assange

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