L'oncle de Guaido arrêté pour détention d'explosifs à sa descente du vol où voyageait l'opposant

L'oncle de Guaido arrêté pour détention d'explosifs à sa descente du vol où voyageait l'opposant© Yuri Cortez Source: AFP
L'opposant vénézuélien Juan Guaido prend la parole à Caracas, le 11 février 2020.

Alors que Juan Guaido avait dénoncé l'enlèvement de son oncle, les autorités vénézuéliennes ont annoncé que ce proche de l'opposant avait été arrêté à l'aéroport en possession d'explosifs. Juan Marquez voyageait sur le même vol que Guaido.

Pendant que Juan Guaido était accueilli à l'aéroport de Caracas sous les huées de manifestants hostiles, son oncle, Juan Marquez, qui l'accompagnait lors de son voyage, a été arrêté le 11 février à son arrivée au Venezuela car il portait un explosif à sa descente de l'avion. C'est ce qu'a expliqué Diosdado Cabello, président de l'Assemblée nationale constituante et numéro deux du gouvernement vénézuélien.

Juan Marquez «portait des lampes de poche tactiques» qui dissimulaient «dans le compartiment à piles des substances chimiques de nature explosive, vraisemblablement un explosif synthétique C4», a assuré Diosdado Cabello. L'oncle de Juan Guaido transportait également des explosifs dans des «capsules de recharge de parfum», un «gilet pare-balles» et une clé USB dissimulée dans la télécommande d'un véhicule avec de prétendus «plans d'attaque», a ajouté le responsable vénézuélien à la télévision. Diosdado Cabello a assuré par ailleurs que «la montée à bord du député Juan Guaido a[vait] été facilitée», assurant que celui-ci avait utilisé une «fausse identité», ce qui constitue «un manquement évident aux directives sur l'identification des passagers».

Devant ces graves accusation, Lisbonne a annoncé le 14 février l'ouverture d'une enquête. «Face aux déclarations des autorités vénézuéliennes faisant état d'une faille de sécurité dans un vol en provenance de Lisbonne», le ministre portugais de l'Intérieur a ordonné l'ouverture d'une enquête «pour déterminer ce qu'il s'est passé», a fait savoir le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Juan Marquez qui accompagnait son neveu, de retour d'une tournée internationale aux Etats-Unis et en Europe, voyageait sur le même vol commercial que lui reliant Lisbonne à Caracas, de la compagnie portugaise TAP. Juan Guaido et son entourage dénoncent pour leur part la «disparition forcée» de l'oncle maternel, tenant le chef de l'Etat socialiste Nicolas Maduro pour responsable de «tout ce qui lui arriverait». 

Diosdado Cabello a par ailleurs assuré que l'ambassadeur du Portugal à Caracas, Carlos Sousa Amaro, avait essayé d'intercéder en faveur de Juan Marquez, mais il a écarté toute libération et accusé le diplomate d'ingérence dans des «affaires intérieures». Il a aussi accusé la compagnie TAP d'avoir violé les «normes internationales», en «permettant d'emporter des explosifs» et en occultant l'identité de Juan Guaido dans la liste des passagers.

Il y a plusieurs mois, des liens entre Juan Guaido et le narcotrafic colombien étaient révélés grâce à des photographies, montrant l'opposant à Nicolas Maduro au côté de membres éminents d'une organisation de trafic de drogue. Deux clichés exposés le 13 septembre 2019 à la télévision par le procureur général Tarek William Saab faisaient en effet scandale au Venezuela et plaçaient celui qui s'est autoproclamé président par intérim du pays – soutenu et reconnu par Washington et l'Union européenne – dans une position pour le moins délicate. Et pour cause, sur ces photos, le chef de file de l'opposition posait tout sourire avec deux hommes, membres de «Los Rastrojos» : une bande de «narcotrafiquants et paramilitaires» colombiens.

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