Syrie : la Turquie annonce négocier avec la Russie en vue d'un cessez-le-feu à Idleb

- Avec AFP

Syrie : la Turquie annonce négocier avec la Russie en vue d'un cessez-le-feu à Idleb© KAYHAN OZER / POOL Source: AFP
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'un sommet à Istambul, le 27 octobre 2018, ayant pour objectif de trouver une solution politique en Syrie. (image d'illustration)

Le porte-parole de la présidence turque a annoncé, le 24 décembre, qu'un nouveau cessez-le-feu, concernant la province syrienne d'Idleb, était actuellement en négociation entre la Turquie et la Russie. Ankara s'attend à des «efforts» de Moscou.

Une délégation turque s'est rendue à Moscou le 23 décembre pour discuter de l'évolution de la situation en Libye et en Syrie. La Turquie est en effet actuellement en pourparlers avec la Russie dans le but d'obtenir un nouveau cessez-le-feu dans la province rebelle syrienne d'Idleb, alors que des milliers de civils ont commencé à migrer vers la Turquie en raison des affrontements dans cette zone.

«Nous suivons de près le processus en vue de mettre fin aux bombardements. Ces bombardements doivent cesser immédiatement à la faveur d'un nouveau cessez-le-feu. C'est notre principale attente de la partie russe», a déclaré le porte-parole turque, Ibrahim Kalin, au cours d'une conférence de presse à Ankara, ce 24 décembre. «Nous nous attendons à ce que [la Russie] déploie des efforts auprès du régime [syrien] dans les prochaines 24 heures pour faire cesser les attaques à Idleb», a-t-il ajouté.

L'armée turque est déployée dans douze postes d'observation dans la région d'Idleb en vertu d'un accord conclu en septembre 2018 entre Moscou – qui soutient Damas – et Ankara – qui parraine les rebelles – pour éviter une offensive du gouvernement syrien contre la région.

L'accord prévoyait la mise en place d'une «zone démilitarisée» de 15 à 20 kilomètres de large pour séparer les zones gouvernementales des territoires rebelles et djihadistes dans la province d'Idleb, mais aussi les régions voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié.

L'accord, qui a offert un peu de répit à l'ultime grand bastion rebelle et djihadiste de Syrie, dominé par Hayat Tahrir al-Cham [HTS, ex-branche d'Al-Qaïda] et où vivent trois millions de personnes, vacille toutefois depuis plusieurs mois. Le 22 décembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti l'Europe que son pays ne pouvait faire face à lui seul à un nouvel afflux de Syriens fuyant l'intensification des bombardements dans la province d'Idleb, une des dernières régions en Syrie qui échappent au contrôle de Damas.

Lire aussi : Trois militaires russes blessés dans une explosion lors d'une patrouille dans le nord de la Syrie

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