«Ingérence inacceptable» : des ambassadeurs occidentaux convoqués par Bagdad après des commentaires

- Avec AFP

«Ingérence inacceptable» : des ambassadeurs occidentaux convoqués par Bagdad après des commentaires© SABAH ARAR / AFP Source: AFP
Manifestation contre le gouvernement, le 7 décembre, à Bagdad.

Le gouvernement irakien a convoqué quatre ambassadeurs, dont celui de la France, suite à la publication d'un communiqué qui réclamait des explications concernant la mort de 24 personnes lors d'une tuerie la nuit du 6 au 7 décembre à Bagdad.

Bagdad n'a pas du tout apprécié le communiqué publié par quatre pays occidentaux, dont la France. Ce 9 décembre, le gouvernement irakien a convoqué les ambassadeurs de France, Royaume-Uni, Allemagne et Canada, après la publication de ce communiqué dénonçant une tuerie les 6 et 7 décembre à Bagdad et demandant une enquête pour désigner les coupables.

Dans la soirée du 6 au 7 décembre, des hommes armés ont ouvert le feu contre un parking à étages occupé par les manifestants, tuant vingt d'entre eux ainsi que quatre policiers. A la suite de cela, les missions diplomatiques avaient exhorté l'Etat irakien à «enquêter de toute urgence et à rendre des comptes aux responsables des massacres», à ne pas laisser des groupes armés «opérer hors de son contrôle» et à «s'assurer que [...] le Hachd al-Chaabi reste à l'écart des lieux des manifestations», en référence à une coalition de paramilitaires pro-Iran désormais intégrée aux forces de sécurité.

En réponse, l'Etat irakien dénonce une «ingérence inacceptable», affirmant que «l'Etat [menait] des enquêtes transparentes sur les violences».

Ces investigations ont jusqu'ici toutes conclu à la responsabilité de «tireurs non identifiés» ou, dans certains cas, à un usage «excessif» de la force de policiers et officiers accusés d'avoir agi de leur propre chef. 

Des centaines de mort depuis octobre

La tuerie du 7 décembre est l'une des plus meurtrières depuis le début de la contestation en Irak. 

Le lendemain, le 8 décembre, les Irakiens sont tout de même descendus dans la rue, à Bagdad et dans le sud du pays. Depuis le début du mois d'octobre, ils protestent contre la corruption, le manque de services et le chômage en Irak. Au fil des semaines, la contestation s'est transformée en un soulèvement plus général cherchant à évincer l'establishment politique irakien.

Le 6 décembre, le Premier ministre Adel Abdel Mahdi a fait part de son intention de démissionner. Il a annoncé qu'il «allait soumettre au Parlement une lettre formelle dans laquelle il exprime [son] intention de démissionner, afin que l'Assemblée puisse revoir ses choix».  

Depuis le début des protestations le 1er octobre, le bilan est particulièrement sanglant : 440 morts et 20 000 blessés, selon un bilan compilé par l'AFP à partir de sources médicales et policières.

Lire aussi : Plusieurs morts lors de manifestations : que se passe-t-il en Irak ?

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