Hong Kong : mort d'un étudiant dans des circonstances floues, des veillées organisées

- Avec AFP

Hong Kong : mort d'un étudiant dans des circonstances floues, des veillées organisées© PHILIP FONG / AFP Source: AFP
Un mémorial en hommage à Alex Chow, décédé le 8 novembre dans des circonstances qui restent à établir.

Un étudiant de 22 ans est décédé le 8 novembre, lors des manifestations à Hong Kong, dans des circonstances floues. En hommage, des veillées sont organisées sur tout le territoire. Ce drame pourrait raviver les tensions entre pro et anti-Pékin.

Les manifestants anti-Pékin sont en deuil. Ce 8 novembre, Alex Chow un étudiant hongkongais de 22 ans est décédé. Depuis le week-end dernier, il était entre la vie et la mort après avoir chuté d'un parking à étages lors d'affrontements entre la police et les manifestants.

L'étudiant en informatique avait été conduit inconscient à l'hôpital très tôt le 4 novembre au matin à l'issue d'une nuit d'affrontements entre la police et les manifestants dans le quartier de Tseung Kwan O, dans l'est de Hong Kong.

Alex Chow avait été retrouvé gisant inconscient dans une flaque de sang à l'intérieur d'un parking à proximité duquel la police avait tiré des gaz lacrymogènes, répliquant à des manifestants qui lançaient des objets depuis le bâtiment. 

Les circonstances de la chute de cet étudiant, qui avait pris part au mouvement contre Pékin, restent à établir font l'objet de controverses.

Alex Chow étudiait à l'Université des sciences et technologies de Hong Kong où se tenait le 8 novembre matin une cérémonie de remise de diplômes. 

Le directeur de l'université, Wei Shyy, a interrompu le déroulement des événements pour annoncer la mort du jeune homme et appeler à observer une minute de silence.

Des veillées dans tout le territoire

Quelques heures après le drame, différents forums en ligne coordonnant le mouvement de protestation sans véritable leader ont invité la population à venir avec des bougies participer, le 8 novembre au soir, à des veillées pour rendre hommage à l'étudiant.

Des camarades de classe ont veillé toute la semaine, 24 heures sur 24, Alex Chow alors que les médecins mettaient tout en œuvre pour le sauver.

Il aurait subi deux interventions chirurgicales afin de réduire un œdème au cerveau, selon l'AFP.

Les manifestants affirment que la victime est tombée après être montée sur le parapet d'un des étages du parking afin d'échapper aux gaz lacrymogènes tirés par la police à l'intérieur du bâtiment. 

De leur côté, les responsables policiers reconnaissent avoir fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à proximité du parking mais affirment que lorsque l'étudiant a été retrouvé, il y avait peu de gaz dans l'atmosphère. 

Ils ont également rejeté les accusations selon lesquelles ils auraient gêné l'intervention des secours ou bloqué l'ambulance qui l'a transporté à l'hôpital. 

Les affrontements s'accentuent

Depuis une semaine, les actes violents se sont multipliés à travers le territoire.

Le 2 novembre, les forces de l'ordre et les manifestants ont bataillé des heures durant, après que des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour un défilé non autorisé.

Le lendemain, une attaque au couteau avait fait cinq blessés, dont un responsable politique local militant pour plus de démocratie qui a eu l'oreille coupée.

Le 6 novembre, un homme politique hongkongais pro-Pékin a été blessé lors d'une attaque au couteau.

Xu Luying, porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, a qualifié les protestataires hongkongais les plus radicaux de «gangsters», a rapporté l'agence de presse officielle chinoise Xinhua.

Il les a accusés d'avoir recours à la violence afin d'influencer le vote lors du prochain scrutin local, qui doit se tenir le 24 novembre. 

Après 22 week-ends de manifestations, la mobilisation ne semble pas marquer le pas et les rassemblements dégénèrent de plus en plus souvent en heurts violents avec les forces de l'ordre. 

Hong Kong est une région semi-autonome dirigée sous le principe «Un pays, deux systèmes», et jouit à ce titre de libertés inconnues dans le reste de la Chine, et ce jusqu'en 2047. Mais les militants contre l'exécutif hongkongais accusent Pékin de s'asseoir sur ses promesses en augmentant son emprise politique, notamment depuis l'arrivée au pouvoir du président Xi Jinping. Ils demandent notamment l'instauration d'un véritable suffrage universel et une enquête sur l'attitude de la police.

Lire aussi : A Hong-Kong, une nouvelle mobilisation antigouvernementale malgré l'interdiction de manifester

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»