#IchbinAntifa : en Allemagne, la menace de Trump à la mouvance antifa divise les politiques

#IchbinAntifa : en Allemagne, la menace de Trump à la mouvance antifa divise les politiques© REUTERS/Jim Bourg
Des antifas lors d'un rassemblement à Washington en août 2018.

Le président américain avait affirmé envisager de classer la mouvance antifa comme organisation terroriste. En Allemagne, l'annonce a fait grand bruit. Partisans et opposants d'une telle mesure s'écharpent sur le réseau social.

Le mot-dièse #IchbinAntifa s'est hissé dans les principales tendances sur Twitter ce 30 juillet en Allemagne. Trois jours plus tôt, le dirigeant américain Donald Trump annonçait sur son réseau social préféré qu'il envisageait de «classer Antifa [comme] une organisation terroriste majeure». «Cela faciliterait le travail des policiers», déclarait encore le chef d'Etat, évoquant des «détraqués» et des «dégonflés de la gauche radicale», qu'il accusait d'avoir pour habitude de frapper des personnes pacifistes «avec des battes de baseball».

Une analyse qui n'est pas partagée par tous les hommes et femmes politiques en Allemagne. Co-président du parti de gauche Die Linke, Bernd Riexinger s'est exprimé : «#JeSuisAntifa partout et toujours. L'histoire allemande nous oblige à nous opposer au racisme et au fascisme. Dans la rue et au parlement. #PlusJamais.»

Le député des Verts Sven Lehmann a lui aussi apporté son soutien à cette mouvance estimant que «l'antifa» avait par le passé souvent regardé «là où d'autres avaient détourné le regard».

Niema Movassat, de Die Linke, a publié : «Le fascisme a détruit l'Europe et est responsable de millions de morts. #JeSuisAntifa est la seule conséquence logique de l'histoire.»

Autre son de cloche à l'opposé de l'échiquier politique allemand. Alice Weidel, dirigeante du parti de droite radicale AfD a ainsi jugé : «Trump a raison [...] De tels groupes extrémistes sont interdits !»

Mouvance aux ramifications internationales, les antifas se donnent comme objectif de lutter contre des individus accusés de proximité (réelle ou supposée) avec l'extrême droite et le fascisme. Pour ce faire, ceux qui se présentent comme des antifascistes ont, en France, récemment fait appel à des méthodes telles que le passage à tabac, les pressions sur les universités, l'attaque de librairies, ou encore le vandalisme.

Lire aussi : Trump veut classer la mouvance antifa comme organisation terroriste

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