Désistement, invective, consignes politiques : la visite de Trump à Londres pulvérise les protocoles

Désistement, invective, consignes politiques : la visite de Trump à Londres pulvérise les protocoles© SIMON DAWSON Source: Reuters
Drapeaux américains et britanniques disposés à Londres en prévision de la visite d'Etat de Donald Trump (image d’illustration).

La visite d'Etat du président américain, Donald Trump, à Londres provoque des remous avant même son début en raison notamment de son soutien aux pro-Brexit. Le maire de la capitale l'a également assimilé aux «fascistes du XXe siècle».

Avant même son arrivée sur le territoire britannique pour un voyage de trois jours, le président américain était au cœur de multiples polémiques qui tranchent avec la diplomatie habituelle des protocoles de visites officielles. 

Comparé aux «fascistes du XXe siècle» par le maire de Londres

Avant de toucher le sol de la capitale britannique, Donald Trump a donné le ton en répondant aux attaques du maire de Londres, Sadiq Khan, le traitant de «loser sans émotion» dans un tweet. Selon le chef d'Etat, le maire a «fait un très mauvais travail en tant que maire de Londres, et a été bêtement “méchant” à l'égard du président des Etats-Unis en visite, de loin l'allié le plus important du Royaume Uni».

Le 1er juin, l'édile londonien, s'était en effet fendu d'une tribune au vitriol contre le chef d'Etat américain, l'assimilant aux «fascistes» et à l'«extrême droite» tout en l'accusant de menacer «nos droits et libertés durement gagnés et les valeurs qui définissent nos sociétés libérales et démocratique depuis plus de soixante-dix ans». Et le maire de Londres d'enfoncer le clou en évoquant «Victor Orban en Hongrie, Matteo Salvini en Italie, Marine Le Pen en France et Nigel Farage ici au Royaume-Uni [qui] utilisent pour convaincre le même vocabulaire de division que les fascistes du XXe siècle, mais avec de nouvelles sinistres méthodes pour délivrer leur message.» Autre attitude de Donald Trump non digérée par l'édile, son soutien à l'ancien maire de Londres, Boris Johnson, contre tout usage habituel, pour succéder à Theresa May, vu comme une tentative «d'interférer sans vergogne dans la direction du parti conservateur».

Le président américain avait en effet estimé que Boris Johnson «ferait du très bon travail» au poste de Premier ministre dans un entretien au Sun.

L'éloge de Nigel Farage

Plus largement, le président ne cache pas son penchant pour le scénario du hard Brexit, c'est-à-dire une sortie de l'Union européenne sans accord avec celle-ci : «Si vous n'obtenez pas l'accord que vous voulez, je quitterais» la table des négociations a-t-il conseillé dans une interview au Sunday Times, tout en préconisant une sortie sans payer «50 milliards de dollars», en référence au règlement des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel européen en cours (2014-2020), qui couvre également la période de transition prévue par l'accord de divorce conclu en novembre entre Londres et Bruxelles. Quant à Nigel Farage, le chef du Brexit party, sorti largement en tête des élections européennes, Donald Trump n'a pas caché sa sympathie à son égard : «J'aime beaucoup Nigel. Il a beaucoup à offrir», a-t-il expliqué, déplorant au passage que l'homme politique britannique ne soit pas associé aux négociations avec Bruxelles.

Couacs au sujet de Meghan Markle 

Le président américain s'est par ailleurs défendu, à tort, d'avoir qualifié la princesse d'origine américaine Meghan Markle de «méchante» auprès du Sun. «Je n'ai jamais dit que Meghan Markle était "méchante". Inventé par les médias infox», a-t-il en effet accusé sur Twitter. 

Problème, la diffusion de l'enregistrement du passage retranscrit par le tabloïd montre bien l'emploi du terme «nasty» (méchante). «Que voulez-vous que je dise ? Non, je ne savais pas qu'elle était méchante», avait-il déclaré à son intervieweur en apprenant que cette dernière ne le rencontrerait pas, au prétexte de son «congé maternité» après avoir affirmé en 2016 qu'elle s'exilerait au Canada si Donald Trump gagnait l'élection présidentielle américaine.

Lire aussi : Vote du Brexit au parlement britannique : l'heure du départ va-t-elle enfin sonner ?

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