La tension à son comble à Gaza : quatre morts dont un bébé dans des raids israéliens

La tension à son comble à Gaza : quatre morts dont un bébé dans des raids israéliens© Ibraheem Abu Mustafa Source: Reuters
Des Palestiniens se mettent à l'abri lors d'une manifestation devant la barrière entre Israël et Gaza, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 mai 2019.

Des dizaines de roquettes ont été lancées sur Israël après que quatre Palestiniens ont été tués la veille dans des raids. L'armée israélienne a immédiatement attaqué deux rampes de lancement de roquettes à Gaza, faisant au moins quatre morts.

Une nouvelle escalade de violence est en cours à Gaza et en Israël. Plus de 250 roquettes ont été lancées depuis ce 4 mai au matin depuis la bande de Gaza vers Israël après la mort de quatre Palestiniens la veille dans un raid israélien.

L'armée de l'air israélienne a immédiatement réagi ciblant deux rampes de lancement de roquettes dans l'enclave palestinienne, selon l'armée. Ce 4 mai dans la soirée, au moins quatre Palestiniens, dont un bébé de 14 mois et sa mère enceinte, avaient été tués dans des raids israéliens. Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 17 blessés sont en outre à déplorer.

Une grande partie des roquettes lancées depuis Gaza sont pour leur part tombées dans des zones inhabitées, ou ont été interceptées par le système de défense anti-missiles israélien. Deux Israéliens ont été blessés selon la police.


Le correspondant de RT à Gaza a confirmé que l'armée de l'air israélienne avait notamment pris pour cible l'est de Beit Hanoun, une ville gazaouie située dans le nord de l'enclave, et que des bateaux de pêcheurs au large de Gaza étaient rentrés au port car ils étaient ciblés par des navires de guerre israéliens.

Quatre Palestiniens ont été tués la veille, le 3 mai, dans la bande de Gaza, deux dans des affrontements le long de la frontière avec Israël, et deux militants du Hamas dans un raid israélien, selon des sources israéliennes et palestiniennes rapportées par l'AFP.

Deux soldats israéliens et 50 Palestiniens blessés la veille lors de la Marche du retour

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir mené ce raid en représailles après que deux soldats israéliens ont été blessés le 3 mai dans les affrontements à la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

Le ministère de la Santé à Gaza a fait état de 50 Palestiniens blessés par des tirs israéliens lors des affrontements survenus le même jour. Selon une porte-parole de l'armée israélienne, 5 200 Palestiniens s'étaient rassemblés pour manifester comme chaque vendredi dans le cadre de la Marche du retour, mobilisation débutée le 30 mars 2018.

L'armée israélienne a précisé avoir pris pour cible un poste militaire du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza. La branche armée du Hamas, les Brigades Al-Qassam, a déclaré que deux des Palestiniens tués dans le raid faisaient partie de ses rangs, et a promis de répondre à ce qu'elle a qualifié d'«agression israélienne».

Les quatre morts palestiniens sont, selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, Abdallah Abou Mallouh, 33 ans, et Alaa al-Boubli, 29 ans. Deux autres personnes ont été grièvement blessées, et le lieu de la frappe n'a pas été précisé. Un Palestinien de 19 ans, Raïd Abou Teer, a été tué par des tirs israéliens à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'affrontements avec l'armée israélienne le long de la frontière, a également indiqué ce ministère. L'identité du deuxième mort n'a pas été précisée.

269 Palestiniens et deux soldats israéliens tués depuis le début de la Marche du retour

Au moins 269 Palestiniens ont été tués depuis le début de la Marche du retour au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance de l'enclave sous blocus. 

Deux soldats israéliens ont été tués depuis le début de ce mouvement. Les soldats israéliens sont rarement blessés lors des heurts qui surviennent pendant les manifestations tenues depuis plus d'un an le long de la frontière pour protester contre le blocus, par Israël, de l'enclave palestinienne et pour exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant quitté leurs terres à la création d'Israël en 1948.

Les organisateurs des manifestations et le Hamas affirment que le mouvement des Grandes marches du retour est indépendant. Israël accuse en revanche le Hamas d'orchestrer ces manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière afin d'éviter des infiltrations de Palestiniens.

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