Une djihadiste française condamnée à perpétuité en Irak sollicite l'aide de Paris

Une djihadiste française condamnée à perpétuité en Irak sollicite l'aide de Paris© Ammar Karim Source: AFP
La djihadiste française Djamila Boutouatou au cours de son procès le 17 avril 2018 à Badgad (image d'illustration).

Dans une lettre adressée à sa mère, la djihadiste française Djamila Boutoutaou, emprisonnée en Irak, a demandé au gouvernement d'organiser son rapatriement en France, quitte à être emprisonnée à son retour.

Condamnée à la réclusion à perpétuité en Irak pour appartenance au groupe terroriste Daesh, la Française Djamila Boutoutaou a imploré son pays de la rapatrier, dans une lettre dont l'AFP a obtenu ce 12 avril une copie.

C'est tellement difficile, j'ai besoin d'aide, sortez-moi d'ici.

Datée du 5 mars, la missive de la prisonnière française était à l'origine adressée à sa mère. «J'avais envie d'écrire un courrier au gouvernement [...] mais j'ai eu droit qu'à une seule feuille. J'ai envie de dire à la France : Laissez-moi une chance, vous prouver mon innocence et laissez-moi la possibilité de devenir une femme libre», écrit-elle. «C'est tellement difficile, j'ai besoin d'aide, sortez-moi d'ici. J'accepte d'être en prison en France si vraiment vous me pensez dangereuse [...] J'ai envie de crier "Je veux être libre". Pitié, aidez-moi, que faire ? Qu'est-ce que vous voulez de moi ?», implore Djamila Boutoutaou.

Et la jeune femme d'affirmer à sa mère : «Je te jure qu'il [mon époux] m'a trahi, tu me connais bien, j'aurais jamais fait ça, je ne suis pas folle. Même en France, je n'étais pas libre de faire ce que je voulais.»

Originaire du nord de la France, Djamila Boutoutaou était partie en 2016 rejoindre les territoires contrôlés par Daesh avec son mari et son fils. Après la mort de ces derniers, tués dans les combats, elle a été arrêtée avec sa fille et jugée en 2018 à Bagdad. Privée de son avocat français lors de son procès, elle avait assuré avoir rejoint le groupe terroriste contre son gré, dupée par son mari.

«Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert que mon mari était un djihadiste. Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmenés mes enfants et moi vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave», avait-elle alors plaidé.

Lire aussi : «Pitié, aidez-moi à rentrer»: la djihadiste française condamnée en Irak implore le rapatriement

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