Le militant identitaire britannique Tommy Robinson interdit de Facebook et d'Instagram

- Avec AFP

Le militant identitaire britannique Tommy Robinson interdit de Facebook et d'Instagram© Simon Dawson Source: Reuters
Le militant identitaire britannique Tommy Robinson, s'exprime devant le 10 Downing Street, le 6 novembre 2018 (image d'illustration).

L'activiste identitaire britannique Tommy Robinson a vu sa page Facebook supprimée. Le géant des réseaux sociaux a justifié sa décision en mettant en avant le non-respect de ses règles sur l'expression de contenus haineux et violents.

Facebook a annoncé le 26 février sa décision de supprimer la page de Tommy Robinson, militant identitaire britannique, ainsi que son profil Instagram (réseau social appartenant à Facebook). «La page Facebook de Tommy Robinson a de manière répétée contrevenu [aux] règles, avec des publications utilisant un langage déshumanisant et des appels à la violence dirigés contre les musulmans», a expliqué le réseau social. 

«Ce n'est pas une décision que nous prenons à la légère mais les individus et organisations qui attaquent les autres sur la base de ce qu'ils sont n'ont pas leur place sur Facebook et Instagram», a ajouté Facebook.

Tommy Robinson : «L'establishment travaille avec les médias pour me faire tomber et me détruire»

Interrogé par l'agence de presse britannique PA, Tommy Robinson a affirmé que Facebook avait réagi à son documentaire «Panadrama» qui «montre comment l'establishment travaille avec les médias pour me faire tomber et me détruire». «Il s'agit d'une attaque contre la liberté d'expression à travers le monde», a-t-il estimé.

Tommy Robinson est le pseudonyme de Stephen Yaxley-Lennon et est tiré du nom d'un célèbre hooligan britannique. Il est le fondateur de l'«English Defence League» (EDL), un groupe affirmant lutter contre la menace islamiste.

Condamné en mai à 13 mois de prison pour avoir filmé et diffusé sur internet des images d'un procès criminel qui faisait l'objet de restrictions de couverture, il a été libéré sous caution en août dernier, en attente de son procès en appel.

Son cas avait attiré l'attention de l'«alt-right» américaine («droite alternative») et même de Donald Trump Jr., fils du président américain, et de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, qui lui avait apporté son soutien. En novembre 2018, il est devenu le conseiller spécial du chef du parti anti-UE Ukip, Gerard Batten.

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