Maroc : la justice reconnaît et condamne pour la première fois le viol conjugal

Maroc : la justice reconnaît et condamne pour la première fois le viol conjugal Source: AFP
Une manifestation contre le harcèlement sexuel est organisée dans la ville marocaine de Casablanca, le 23 août 2017.

C'est une première au Maroc : la justice a condamné un viol commis au sein d’un couple marié. Son auteur, un homme âgé de 25 ans, a écopé d’une peine de deux ans de prison ferme.

La Cour d’appel de Tanger a condamné début décembre un homme à deux ans de prison ferme pour le viol de son épouse, selon le HuffPost Maroc citant le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghrebia, dans un article publié le 29 décembre. Selon la même source, la peine a été assortie d’une amende de 2 000 dirhams (183 euros). L’auteur du viol devra en outre indemniser la victime à hauteur de 30 000 dirhams (2748 euros). Joint par le site d’information Yabiladi, un avocat au barreau de Tanger a confirmé l’information tout en précisant que la condamnation a été prononcée «il y a près de trois semaines». Lors de son dépôt de plainte, la victime avait fourni un certificat médical décrivant les déchirures vaginales provoquées par un rapport violent qui a été commis la nuit où la jeune femme a été déflorée.

La justice a reconnu «l’état de détresse dans lequel était plongée la plaignante, retenant que celle-ci souffrait d’une dépression qui aurait pu la conduire au suicide». Quant à l'accusé, il avait rejeté les accusations portées à son encontre lors du procès, en affirmant n’avoir entretenu que des rapports superficiels avec son épouse depuis leur mariage en 2017.

Après des années de vifs débats, le Parlement marocain avait définitivement adopté, le 14 février, une loi contre les violences faites aux femmes. Ce texte pénalise pour la première fois «certains actes considérés comme des formes de harcèlement, d'agression, d'exploitation sexuelle ou de mauvais traitement». Il durcit également les sanctions pour certains cas et prévoit des «mécanismes pour prendre en charge les femmes victimes» de violences. Le texte est toutefois jugé insuffisant par les mouvements de défense des droits des femmes, qui appellent à plus de fermeté face à ce fléau.

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