Après l'attentat, le rappeur Médine reporte un concert prévu à Strasbourg

Après l'attentat, le rappeur Médine reporte un concert prévu à Strasbourg © @medine_officiel (Compte Instagram)
Le rappeur controversé Médine.

Figure hautement controversée du rap français, Médine, qui devait donner un concert à Strasbourg le 14 décembre prochain, a finalement décidé de le reporter sine die, alors qu'une polémique commençait à enfler.

Après l'attentat perpétré le 11 décembre sur un marché de Noël de la ville de Strasbourg, le rappeur Médine a finalement décidé de reporter le concert qu'il devait donner le 14 décembre prochain dans la salle strasbourgeoise de La Laiterie. 

«A la suite des événements tragiques ayant eu lieu à Strasbourg le mardi 11 décembre (…), nous avons décidé de reporter le concert prévu ce vendredi 14 décembre 2018 à La Laiterie», a-t-il annoncé dans un communiqué qu'il a partagé sur Twitter. «A cet instant, toutes nos pensées vont vers les victimes, leurs familles et les Strasbourgeois», ajoute-t-il.

Pour quelles raison Médine a-t-il jugé que l'attaque meurtrière commise à Strasbourg remettait en cause la pertinence de sa venue dans la ville ? Il ne donne pas d'explication. Mais sa décision intervient alors que plusieurs personnalités politiques du Rassemblement national (RN) avaient commencé à s'exprimer à ce sujet. Ainsi, Nicolas Bay, eurodéputé du RN, avait publié un communiqué dans lequel il dénonçait un faux artiste faisant la «propagande» des idées «islamistes».

Jean-Lin Lacapelle, élu régional RN d'Île-de-France, avait quant à lui assuré que son parti n'hésiterait pas à saisir le préfet du Bas-Rhin.

Au-delà du RN, la venue de Médine quelques jours après l'attaque meurtrière du marché de Noël a fait réagir. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, avait par exemple rappelé certaines des paroles du rappeur qui avaient déclenché une très vive polémique il y a plusieurs mois.

Médine avait intitulé son deuxième album «Jihad» en 2005. Plus d'une décennie plus tard, sa programmation dans la salle parisienne du Bataclan avait fait scandale. D'aucuns estimaient que les paroles de la chanson Don't Laïk, écrite en 2015, appelaient au meurtre («Crucifier les laïcards comme à Golgotha»). Face à l'ampleur de la controverse sur les réseaux sociaux, puis au sein de la classe politique, le rappeur et la salle avaient conjointement décidé, «dans une volonté d'apaisement», que les concerts seraient reportés dans une autre salle. Médine s'était finalement produit au Zénith.

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