Médine au Bataclan : les concerts du rappeur transférés au Zénith de Paris

Médine au Bataclan : les concerts du rappeur transférés au Zénith de Paris© Medinrecords
L'affiche du concert de Médine pour le 19 octobre au Bataclan.

Les concerts du rappeur Médine, prévus au Bataclan les 19 et 20 octobre prochains, auront finalement lieu au Zénith de Paris, le 9 février 2019. La salle de concert parle d'«une volonté d'apaisement», le rappeur d'une décision «douloureuse».

Les concerts de Médine au Bataclan n'auront pas lieu. Un communiqué de la salle a annoncé ce 21 septembre que les concerts du rappeur étaient reportés et transférés «dans une autre salle parisienne». 

«Médine et Le Bataclan ont décidé, dans une volonté d'apaisement, que les concerts initialement prévus au Bataclan, les 19 et 20 octobre 2018, soient reportés dans une autre salle parisienne. Nous espérons ainsi que Médine pourra accueillir son public dans les meilleures conditions qui soient», peut-on lire dans le communiqué.

Dans un tweet publié le même jour, le rappeur a fait part de la nouvelle du report de ses concerts, évoquant une décision «douloureuse». Il a également annoncé que c'est au Zénith de Paris qu'il donnera son prochain concert parisien, le 9 février 2019. 

Plus tôt dans la journée, l'un des avocats des victimes de l'attentat du 13 novembre avait demandé l'ouverture d'une enquête contre le rappeur qui devait se produire en octobre au Bataclan, arguant que les paroles de plusieurs de ses chansons incitaient à la haine, la discrimination et la violence. «Je pense qu'une enquête doit être diligentée et que des poursuites doivent être engagées», a-t-il déclaré. 

Depuis juin, la polémique ne cessait d'enfler. D'abord dénoncée sur les réseaux sociaux, puis reprise par des personnalités politiques de droite, la programmation de deux dates du rappeur Médine au Bataclan avait suscité de vives réactions. En cause notamment, les textes de certaines de ses chansons qui vilipendent la laïcité, ainsi que ses liens avec une association qui donne la parole à des prédicateurs islamistes. Un pedigree jugé incompatible avec la tenue d'un concert dans une salle désormais devenue l'un des symboles de la barbarie djihadiste en France.

Ses détracteurs dénonçaient principalement les paroles de la chanson Don't laïk, dont le clip a été diffusé en 2015 : «Crucifions les laïcards comme à Golgotha», «Si j'applique la Charia les voleurs pourront plus faire de main courante», «Marianne est une femen tatouée "Fuck God" sur les mamelles» ou encore «J'mets des fatwas sur la tête des cons». 

Face aux critiques, le rappeur, qui assume une ligne provocatrice en tant qu'artiste, avait toutefois déjà reconnu avoir eu «la sensation d’être allé trop loin». Dans une interview accordée aux Inrocks en mars 2017, il déclarait ainsi : «La provocation n’a d’utilité que quand elle suscite un débat, pas quand elle déclenche un rideau de fer. Avec Don’t laïk, c’était inaudible et le clip a accentué la polémique. J’ai eu la sensation d’être allé trop loin.»

Lire aussi : Concert de Médine au Bataclan : un des avocats des victimes demande une enquête

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