L’Allemagne retire ses missiles de défense aérienne Patriot de la Turquie

Les missiles allemandes Patriot déployés en Turquie à 100 kilomètres de la frontière syrienne© Murad Sezer Source: Reuters
Les missiles allemandes Patriot déployés en Turquie à 100 kilomètres de la frontière syrienne

Le ministère allemand de la Défense a annoncé la fermeture de la mission de protection des frontières turques et en conséquence le retrait des missiles du pays. La décision a été prise après le constat d’une «faible menace des missiles balistiques».

Le gouvernement allemand a confirmé la déclaration affirmant que le mandat actuel de l’armée allemande, la Bundeswehr, ne serait pas renouvelé dans le cadre de l’opération de l’OTAN nommée Active Fence Turkey (AFTUR), qui doit prendre fin le 31 janvier 2016, au regard du l’absence de menaces sérieuses.

«Avec nos partenaires de l’OTAN, nous protégions la population turque d'attaques de missiles en provenance de Syrie. Nous allons mettre un terme à cet engagement en janvier 2016. La menace dans cette région secouée par les crises a désormais une autre nature. Elle vient de Daesh», a déclaré la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, citée dans un communiqué diffusé depuis le site internet du ministère allemand de la Défense.

Depuis janvier 2013, environ 400 soldats de l'armée allemande et deux batteries de missiles Patriot ont été envoyés au sud de la Turquie à la demande d'Ankara. 250 soldats allemands étaient toujours déployés en 2015, à 100 kilomètres de la frontière syrienne, près de la ville de Kahramanmaras.

L’opération AFTUR a été lancée en décembre 2012, après que la Turquie a fait une demande d’assistance militaire à l’OTAN, afin de contrer de potentielles frappes aériennes en provenance de la Syrie, plongée dans la guerre civile. Quatre pays, y compris l’Allemagne, les Etats-Unis, les Pays-Bas et l’Espagne y avaient pris part.

Depuis le mois de juin 2015, l’Allemagne envisageait le retrait de ses forces du pays après des déclarations officielles de l’OTAN qui avait estimé la menace syrienne «faible».

D’après les informations de l’agence de presse allemande DPA, les dépenses importantes de la participation à cette opération ont aussi décidé l’Allemagne à  l’abandonner. La surveillance des deux systèmes nécessitant en effet un personnel hautement qualifié.

L’Allemagne n’est pas le seul pays à retirer ses missiles, les Pays-Bas ayant également annoncé qu’ils mettaient fin à leur participation à l’opération. 

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