MH17 : pour les enquêteurs, aucune preuve que les fragments de missiles proviennent d’un Bouk russe

Le lieu du crash du MH17© MAXIM ZMEYEV Source: Reuters
Le lieu du crash du MH17

Contrairement à ce que publient les médias occidentaux, des personnes qui enquêtent sur le crash du MH17 ont confié à RT qu’ils ne pouvaient pas confirmer que les fragments de missile retrouvés dans l’est de l’Ukraine proviennent d’un Bouk russe.

L’équipe d’enquête conjointe (Joint Investigation Team – JIT) a publié mardi un communiqué indiquant qu’elle enquêtait sur «certains éléments qui sont peut-être originaires d'un système de missile sol-air de type Bouk».

Capture d'écran du site onderzoeksraad.nl
Capture d'écran du site onderzoeksraad.nl

Après la publication du communiqué, de nombreux médias n’ont pas hésité à écrire qu’il s’agissait d’un système «russe» ou de «fabrication russe». Le porte-parole de l’équipe d’enquête conjointe, Wim de Bruin, a rejeté ces accusations sur les ondes de RT en soulignant qu’il «était trop tôt pour tirer une conclusion quelconque pour l’instant».

Capture d'écran du site Les Echos
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Capture d'écran du site Le Point
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Capture d'écran du site RTS INFO
Capture d'écran du site RTS INFO

Capture d'écran du site Huffington Post
Capture d'écran du site Huffington Post

Capture d'écran su site BBC
Capture d'écran su site BBC

Les médias occidentaux sur le crash du MH17

Il a décrit toute la procédure comme «une enquête médico-légale pour établir si ces pièces appartenaient à un système de missile Bouk ou non». Il a en outre précisé qu’il était difficile de fixer un délai pour la publication du rapport final.

D’après les dires de Wim de Bruin, une chose dont l’équipe d’enquête conjointeest absolument sûre, c’est que «les éléments ont été retrouvés dans l’est de l’Ukraine». De plus, le communiqué indique qu’on ne peut pas «conclure, pour le moment, qu'il y a un lien de causalité entre les éléments retrouvés et le crash du vol MH17».

Les fragments qui appartiennent «peut-être» à un système de missile Bouk ont été retrouvés lors d’une mission de recherche dans l’est de l’Ukraine et sont maintenant aux mains des enquêteurs.

Le parquet néerlandais affirme que les parties retrouvées sur place «présentent un intérêt particulier pour l’enquête criminelle, parce qu’elles peuvent fournir plus d’informations sur qui a été impliqué dans le crash du MH17».

Le vol de Malaysia Airlines MH17 reliant Amsterdam à Kuala Lumpur a été abattu au-dessus de l’Ukraine le 17 juillet 2014. Les 298 personnes qui étaient à bord ont péri.

En juin dernier, le fabricant d’armes russe Almaz-Antey a présenté les conclusions de sa propre enquête sur les causes du crash du MH17 qui expliquent que le crash aurait pu être causé par un missile Bouk, mais un Bouk-M1, qui est la génération précédant celle qui est actuellement utilisée par l’armée russe. Ce type de missile est actuellement déployé par des pays de l’ex-Union soviétique, et notamment l’Ukraine.

En savoir plus : http://francais.rt.com/international/5295-daesh-lavrov-usa-russie

«Si un système de missile sol-air a été utilisé, cela ne peut être qu’un missile 9M38M1 du système BUK6M1», a fait savoir Almaz-Antey, ajoutant que ce type de missiles n’a pas été livré aux forces armées russes depuis 1995.

Pour l’expert des relations internationales, John Laughland, il n’est pas surprenant que l’Occident accuse la Russie du crash du MH17. «Les médias occidentaux aiment pointer du doigt, aiment condamner des gens. Cela est arrivé à plusieurs reprises. L’exemple ukrainien est l’un d’eux», a déclaré l’expert dans une interview accordée à RT. Selon lui, les médias occidentaux «déforment ou exagèrent des découvertes ou des informations pour alimenter une histoire  écrite à l’avance». John Laughland a même comparé les spectateurs des médias occidentaux aux enfants qui «aiment entendre la même histoire répétée à plusieurs reprises». Il est sûr que ces derniers accuseront encore la Russie à plusieurs reprises.

John Laughland

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