Affaire des colis : un homme arrêté en Floride risque 48 ans de prison

- Avec AFP

Affaire des colis : un homme arrêté en Floride risque 48 ans de prison © CARLOS BARRIA Source: Reuters
Donald Trump, le 26 octobre à la Maison Blanche

La police a annoncé avoir arrêté un homme dans l'enquête sur les colis suspects visant des personnalités anti-Trump, une avancée saluée par Donald Trump qui avait auparavant déploré l'impact de cette affaire sur les prochaines législatives.

Le président américain Donald Trump a confirmé le 26 octobre l'arrestation en Floride d'un homme dans l'affaire des colis suspects. «Nous ne pouvons laisser la violence politique prendre racine en Amérique», a-t-il déclaré à la Maison-Blanche. «Les Américains doivent s'unir et montrer au monde que nous sommes unis dans la paix, l'amour et l'harmonie», a-t-il ajouté, en déplorant des «actes de terreur ignobles».

Le président n'a pas commenté les détails qui commençaient à émerger sur le suspect après son arrestation dans la ville de Plantation, près de Fort Lauderdale, en Floride.

Un partisan extrémiste pro-Trump ?

Une camionnette blanche qui semble appartenir au suspect a été saisie par la police. Bien que les forces de l'ordre l'aient rapidement bâchée et déplacée pour analyse, plusieurs médias ont montré des photos du véhicule non bâché, zoomant sur une série d'autocollants pro-Trump recouvrant les côtés.

Plusieurs médias ont identifié le suspect comme Cesar Sayoc Jr, 56 ans, avec des antécédents criminels.

S'il se confirmait que le suspect était un partisan de Donald Trump, cela risquerait d'attiser encore davantage des tensions déjà très vives à l'approche des élections législatives du 6 novembre, déterminantes pour la suite de la présidence du milliardaire.

Cette arrestation est survenue juste après que la police a confirmé que deux colis suspects supplémentaires avaient été retrouvés le 26 octobre au matin, en tous points similaires aux dix déjà reçus entre le 22 et le 25 octobre et contenant des engins qualifiés de potentiellement explosifs.

Les paquets portaient notamment tous la même adresse d'expédition : celle d'une élue démocrate de Floride, Debbie Wasserman Schultz.

L'un a été retrouvé en Floride, destiné au sénateur démocrate Cory Booker, l'autre a été intercepté dans un bureau de poste de Manhattan, adressé à CNN à l'attention de l'ex-directeur des renseignements James Clapper.

James Clapper ainsi que Cory Booker, cité comme un candidat possible à la présidentielle américaine de 2020, sont tous deux très critiques du président américain. Le chef du FBI Christopher Wray a également précisé que 13 engins explosifs avaient été envoyés à travers les Etats-Unis, et prévenu qu'«il pourrait encore y avoir d'autres paquets», lors d'une conférence de presse.

48 ans de prison ?

Parmi les personnalités visées depuis plusieurs jours figurent le financier George Soros, l'ex-président Barack Obama, son ex-vice président Joe Biden, l'ex-secrétaire d'Etat et rivale malheureuse de Donald Trump à la présidentielle Hillary Clinton, l'acteur Robert de Niro, l'ex-ministre de la justice de Barack Obama Eric Holder et l'élue démocrate californienne Maxine Waters.

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions a quant à lui fait savoir lors d'un point presse que le suspect était inculpé de cinq chefs d'accusations, notamment pour menaces contre un ancien président. Il encourt jusqu'à 48 ans de prison, d'après le ministère, après avoir parlé dans un premier temps de 58 ans. Le FBI a en outre précisé qu'il était «trop tôt pour parler des motivations» du suspect interpellé.

Si lors de sa brève allocution du 26 octobre, Donald Trump a appelé à l'unité, il n'a cessé depuis le 24 octobre de souffler le chaud et le froid sur ce dossier.

Après l'annonce des deux nouveaux paquets, il avait redouté que l'affaire nuise à ses candidats à onze jours des législatives. 

«Les républicains ont de bons chiffres dans les votes par anticipation et dans les sondages, et maintenant cette histoire de bombe surgit et la dynamique ralentit», a-t-il tweeté. «Ce qui se passe est vraiment regrettable, républicains, allez voter !», a-t-il poursuivi.

L'acteur Robert de Niro, destinataire d'un des colis et qui avait insulté Donald Trump lors de la cérémonie des récompenses de Broadway en juin, a appelé tous les anti-Trump à se mobiliser en vue des législatives.

Lire aussi : Ce que l'on sait des colis suspects envoyés à des personnalités démocrates américaines

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