«Le président Bouteflika est maintenu en vie artificiellement» : Alger recadre l’ex-chef de la DGSE

«Le président Bouteflika est maintenu en vie artificiellement» : Alger recadre l’ex-chef de la DGSE© APS Source: AFP
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika lors de son entrevue avec Angela Merkel, le 17 septembre 2018 (image d'illustration).

La sortie de l’ex-patron de la DGSE Bernard Bajolet sur la santé chancelante du président algérien a attisé le courroux d’Alger. En retour, le ministre algérien des Moudjahidines (anciens combattants), l'a appelé à respecter «son devoir de réserve».

«[Bernard Bajolet] est tenu à un devoir de réserve [...]. Nous dérangeons par notre indépendance car nous l’avons acquise de nos propres mains, […] parce que nous avons vaincu le terrorisme tous seuls […] Nous dérangeons par notre histoire», a déclaré le 30 septembre sur Bilad TV, le ministre algérien des Moudjahidine (ancien combattants) Tayed Zitouni, en réponse aux dernières déclarations de Bernard Bajolet sur l'état de santé du président algérien, Abdelaziz Bouteflika.

Le président Bouteflika est maintenu en vie artificiellement

A l’occasion de la sortie de son livre, Le soleil ne se lève plus à l'est, l’ex-chef de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure) et ancien ambassadeur de France en Algérie sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait déclaré le 20 septembre au Figaro : «Le président Bouteflika, avec tout le respect que j'éprouve pour lui, est maintenu en vie artificiellement. Et rien ne changera dans cette période de transition.»

Trois jours plus tard, devant les membres de l’Association de la presse diplomatique – qui regroupe plus de 150 journalistes traitant des questions internationales – il avait enfoncé le clou en évoquant «la momification du pouvoir algérien».

Bernard Bajolet n’est qu’un petit barbouze

Ses déclarations, prononcées alors qu’il évoquait les tumultueuses relations franco-algériennes, avaient alors provoqué le courroux d’Alger.

Plusieurs responsables politiques réputés proches du chef de l’Etat algérien avaient en effet condamné les propos de Bernard Bajolet à l’image de Djamel Ould Abbes, secrétaire généraldu parti présidentiel du Front de libération nationale (FLN) : «Bernard Bajolet n’est qu’un petit barbouze […]. Ce n’est pas un diplomate, mais un petit mercenaire […]. Le président Bouteflika est au septième ciel alors que lui se trouve tout au fond d’un puits.»

Cette joute verbale intervient à un peu plus de six mois de l’élection présidentielle algérienne. Malgré les appels répétés de ses fervents soutiens l’invitant à se représenter, le président algérien qui a raréfié ses apparitions publiques depuis son accident cardiovasculaire de 2013, maintient toujours le suspense sur ses futures intentions. 

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