Pour Stéphanie Gibaud, les lanceurs d'alerte ont «éveillé les consciences» (ENTRETIEN)

Pour Stéphanie Gibaud, les lanceurs d'alerte ont «éveillé les consciences» (ENTRETIEN)© Justin TALLIS Source: AFP
Julian Assange s'exprime depuis le balcon de l'ambassade de l'Equateur à Londres le 19 mai 2017 (image d'illustration).

La lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud revient pour RT France sur la dernière interview donnée par Julian Assange. Elle a estimé que la divulgation d'informations sensibles par le fondateur de WikiLeaks relevait de l’intérêt général.

Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte, était l’invitée ce 20 septembre de RT France pour commenter la dernière vidéo de Julian Assange avant la coupure de sa connexion internet. Elle a estimé qu’à l’instar des autres lanceurs d’alerte, le fondateur de WikiLeaks était victime de procédés antidémocratiques : «Tous les jours, on a des cas de lanceurs d’alerte qui se lèvent pour dire la vérité […] On a beau dire que la liberté d’expression est au cœur de notre Constitution en France […] finalement on se retrouve avec des paroles à l’opposé des actes contre ceux qui disent la vérité.»

On a éveillé les consciences 

Pour elle, seule la mobilisation citoyenne peut permettre à la liberté d’expression d’avoir droit de cité. «Nous vivons dans ces démocraties européennes mais on voit bien qu’elles n'en ont que le nom», a-t-elle par ailleurs déploré.

Enfin, elle a affirmé que la diffusion d’informations d’intérêt général devait être protégée par la loi : «On a [les lanceurs d’alerte] éveillé les consciences les uns et les autres quelques soit le domaine […] C’est très important d’avoir ces informations pour construire un autre modèle.»

Julian Assange vit dans l’ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, après s’y être réfugié pour éviter d'être extradé vers la Suède où il devait répondre d'accusations de viol. Le 19 mai 2017, les autorités suédoises ont décidé d’abandonner les poursuites. Néanmoins, la police britannique a fait savoir qu'il serait tout de même arrêté s’il quittait l’ambassade. Julian Assange redoute d'être extradé et jugé aux Etats-Unis, où il risque des peines de plusieurs centaines d'années de prison en raison de la publication, en 2010 par WikiLeaks, de secrets militaires et de documents diplomatiques américains confidentiels.

Lire aussi : Wikileaks fait sortir «des innocents de prison» : la dernière vidéo de Julian Assange (EXCLUSIF)

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