Mali : la prise d'otage de Sévaré a fait 13 morts

Sévaré© wikipedia
Sévaré

La prise d'otages à Sévaré s'est achevée avec un blian de 13 morts. Les assaillants ont été délogés de l'hôtel Byblos par les Forces Armées Maliennes.

L'opération a fait 13 morts selon un représentant dans le gouvernement malien. Les Forces Armées Maliennes (FAMA), déployés depuis vendredi 8 août autour de l'Hôtel Byblos de Sévaré, ont entrepris des manoeuvres dans le but de mettre fin à la prise d'otages.

Un Sud-Africain figure parmi les douze personnes qui ont été tuées lors de la prise d'otages dans un hôtel de Sévaré, dans le centre du Mali, a annoncé samedi le ministère sud-africain des Affaires étrangères.

«On ne peut pas dire que tout est terminé, mais un certain nombre d'otages» ont été libérés à la faveur de l'intervention des forces spéciales maliennes, selon une source militaire jointe par l'AFP. «Le travail se poursuit», ajoute cette source. D'après une autre source militaire, les cinq étrangers, dont la nationalité n'a pas été précisée «ont été évacués vers Bamako».

La présence d'otages entravent les opérations des FAMA, rendant risquée toute tentative de délogeage des assaillants. Si un nombre indéterminé d'otages a pu être libéré, la situation ne semble pas avoir grandement évolué.

Au moins huit personnes, y compris quatre militaires et deux assaillants, ont été tuées ce vendredi dans l'attaque contre un hôtel où séjournent des Occidentaux à Sévaré, dans le centre du Mali. 

Ce matin, des hommes en armes avaient fait irruption dans l'hotel «Le Byblos» situé dans la région de Mopti à plus de 620 km au nord de la capitale Bamako.

De premières informations avaient indiqué que l'assaut avait eu lieu sur un autre hotel, «Le Debo», selon la source militaire, «il s'agit bien du Byblos, situé à côté du Debo».

La zone avait été bouclée par «les Fama» (Forces armées maliennes) et une source militaire avait affirmé à l'AFP qu'un corps sans vie était visible devant l'hôtel.

La source militaire affirme qu'il s'agit d'une «prise d'otage». Les Forces armées maliennes (Fama) ont enregistré «deux morts et trois blessés dans leurs rangs» et un homme portant une ceinture explosive «a été abattu», tandis que le corps d'un homme à la peau blanche gît devant l'hôtel. 

La thèse d'une tentative d'enlèvement d'occidentaux

Une autre source avait évoqué la thèse d'une tentative d'enlèvement d'occidentaux, tandis qu'une autre affirme qu'au moins cinq étrangers - trois Sud-Africains, un Français et un Ukrainien - étaient enregistrés dans l'hôtel avant l'attaque. 

Plus tôt dans la journée, l'agence Reuters, citant un représentant de l'armée du Mali avait signalé que trois pilotes russes avaient été prétendument enlevés lors de l'attaque de l'hôtel.

Peu après, l'ambassade de Russie au Mali a nié les dires de Reuters assurant aux journalistes de RIA Novosti que «l'équipage russe est en sécurité.

La thèse de la tentative d'enlèvement avait été avancée également par un habitant de Sévaré sous couvert d'anonymat et contacté par téléphone qui a expliqué, lui aussi, que des terroristes auraient voulu enlever des occidentaux et, n'ayant pas réussi, se seraient retranché dans l'hôtel.

Une résidente de Sévaré a, par ailleurs expliqué à l'AFP avoir été réveillée par des tirs vendredi matin et être calfeutrée avec sa famille chez elle.

Un enchaînement de violence

Cette attaque est la troisième en moins d'une semaine dans le pays, après deux assauts contre des militaires qui ont fait 13 morts parmi les militaires : deux ayant péri dans une embuscade vers Nampala, ville de la région de Ségou (centre) le 1er aoûtdernier et onze ayant été tué sur une base de la Garde nationale à Gourma-Rharous, dans la région de Tombouctou (nord-ouest) le 3 août. Cette dernière opération a été revendiquée par Aqmi, selon l'agence de presse privée mauritanienne Al-Akhbar.

En raison des deux précédentes attaques, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annulé un déplacement en Egypte, initialement prévu mardi. Il a dénoncé des «actes perfides et lâches contre le Mali et la paix».

Une zone sous haute-tension

Mopti se situe à la lisière du vaste Nord malien, où de nombreux Occidentaux avaient déjà enlevés et dont les groupes islamistes extrémistes liés à Al-Qaïda, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) s'étaient emparé en mars-avril 2012 profitant d'une offensive rebelle touareg contre l'armée.

Suite au déclenchement en janvier 2013 et à l'initiative de la France, d'une opération militaire internationale, toujours en cours, les djihadistes avaient été en grande partie chassés et dispersés de ces régions. Néanmoins, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme à celui des forces étrangères.

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