Syrie : Moscou prévient qu'une attaque chimique pourrait être mise en scène dans les deux jours

Syrie : Moscou prévient qu'une attaque chimique pourrait être mise en scène dans les deux jours© Maxim Shemetov Source: Reuters
Igor Konachenkov le 21 août 2018 dans la région de Moscou (image d'illustration).

Le ministère russe de la Défense a mis en garde ce 26 août contre une possible mise en scène d'attaque chimique qui pourrait se produire en Syrie «dans les deux jours». Des «experts étrangers anglophones» pourraient y participer, a-t-il ajouté.

Le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, a fait savoir ce 26 août que des «experts étrangers anglophones» étaient arrivés en Syrie pour mettre en scène une attaque chimique au chlore dans la région d'Idleb.

«Selon le Centre russe pour la réconciliation en Syrie, qui a reçu ce jour des informations de résidents d'Idleb, des spécialistes étrangers anglophones sont arrivés dans la localité de Hbit, au sud de la zone de désescalade, dans le but de mettre en scène une attaque chimique à l'aide d'engins explosifs au chlore», a expliqué le porte-parole, cité par l'agence de presse russe Tass.

Il a précisé le timing de la mise en scène, qui pourrait se produire à Kafr Zita «dans les deux jours». Des habitants du nord de la Syrie auraient été transportés à Kafr Zita et se prépareraient actuellement à jouer les acteurs de cette mise en scène, a ajouté le porte-parole. Ce même groupe d'habitants va être utilisé par des «faux Casques blancs» et devrait «filmer des scènes qui seront ensuite diffusées dans les médias du Moyen-Orient, ainsi que dans les médias anglophones», a-t-il poursuivi.

La mise en garde de la coalition occidentale

La veille, le ministère russe de la Défense avait rapporté que des djihadistes, aidés par les Britanniques, seraient en train de préparer une attaque chimique en Syrie, qui pourrait déboucher sur une nouvelle intervention militaire. Quelques jours plus tôt, les Occidentaux avaient en effet mis en garde Damas. John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, avait prévenu que Washington réagirait «très fortement» si l'armée syrienne avait recours aux armes chimiques dans son offensive pour reprendre la province d'Idleb, l'un des derniers fiefs des insurgés islamistes dans le pays.

Le même jour, Paris et Londres avaient joint leur voix à celle de Washington, dans un communiqué commun qui spécifiait : «Nous soulignons également notre inquiétude face à une possible (et illégale) nouvelle utilisation d'armes chimiques [...] Nous restons résolus à agir si le régime d'Assad utilise à nouveau des armes chimiques.» En avril, attribuant sans preuves au gouvernement syrien une présumée attaque chimique à Douma, les Etats-Unis et leurs alliés, dont Paris et Londres, avaient  bombardé plusieurs cibles en Syrie. La Russie, alliée de Damas, a toujours affirmé que l'attaque de Douma avait été mise en scène par les Casques blancs, qu'elle accuse d'être alliés aux djihadistes.

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