Les textos anti-Trump d'un agent du FBI à sa maîtresse lui coûtent son poste au sein de l'agence

Les textos anti-Trump d'un agent du FBI à sa maîtresse lui coûtent son poste au sein de l'agence© Leah Millis Source: Reuters
Peter Strzok 12 juilet 2018 à Washington DC (image d'illustration)

L'agent spécial du FBI Peter Strzok a été limogé par son employeur. La raison : des messages privés anti-Trump envoyés à sa maîtresse lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Un licenciement dont s'est réjoui Donald Trump.

L'agent spécial Peter Strzok n'est plus membre du FBI. Des textos anti-Trump envoyés à sa maîtresse pendant la campagne présidentielle américaine de 2016 lui ont en effet coûté son poste au sein de la prestigieuse agence de renseignement. «Il ne va pas être président, hein ? Hein ?», lui avait écrit son amante Lisa Page, elle-même employée du FBI, dans un SMS envoyé tard le soir en août 2016. «Non. Non. On va l'en empêcher», avait alors répondu Peter Strzok.

Enfin, l'agent Peter Strzok a été viré

Une nouvelle dont n'a pas tardé à se réjouir sur Twitter le président américain Donald Trump, qui avait Peter Strzok dans le collimateur depuis plusieurs mois, dans le cadre de l'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe supposée dans la présidentielle de 2016. «Enfin, l'agent Peter Strzok a été viré. La liste des ripoux au FBI et au DOJ [le ministère de la Justice] ne fait que s'allonger. Et-ce qu'on va laisser tomber la chasse aux sorcières du fait que Strzok en avait la charge ?», s'est-il ainsi interrogé ce 13 août.

«Pas de collusion. Pas d'obstruction [de la Justice], je ne fais que répondre aux coups», a poursuivi le président américain, qui a toujours vigoureusement nié tout lien avec les Russes lors de sa campagne électorale. Aitan Goelman, l'avocat de l'agent Strzok, a fait savoir que l'homme qui avait servi au FBI pendant 21 ans avait été limogé le 10 août par le directeur adjoint de la police fédérale, David Bowdich. Il s'est étonné de cette mesure disciplinaire qu'il a jugé «inhabituellement sévère». 

Le limogeage a été décidé «à cause de la pression politique» et dans le but de punir Peter Strzok «d'avoir exercé sa liberté d'expression protégée par le premier amendement, pas à partir d'un examen impartial et indépendant des faits», a également accusé l'avocat. Robert Mueller avait immédiatement écarté Peter Strzok, 48 ans, de son équipe à la découverte des textos anti-Trump. L'agent lui-même s'était défendu d'avoir laissé ses opinions personnelles influer sur l'exécution de sa mission au sein du FBI.

Lire aussi : Trump fustige le procureur spécial Mueller et «son sale boulot» dans l'enquête russe

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