Une néonazie allemande condamnée à la perpétuité pour 10 meurtres racistes

- Avec AFP

Une néonazie allemande condamnée à la perpétuité pour 10 meurtres racistes© MICHAELA REHLE Source: AFP
Beate Zschäpe, lors de son procès du 11 juillet 2018 à Munich

Au terme d'un procès fleuve de plus de cinq ans, l'unique survivante d'un groupuscule néonazi allemand a été condamnée à la réclusion à perpétuité, le 11 juillet à Munich, pour une série de meurtres racistes qui avaient choqué l'Allemagne.

La néonazie Beate Zschäpe a été condamnée le 11 juillet par un tribunal allemand à la réclusion à perpétuité pour sa participation à 10 meurtres racistes.

Le tribunal de Munich a également privé l'accusée de 43 ans, unique survivante du trio baptisé «Clandestinité nationale-socialiste» (NSU), de la possibilité de demander une libération conditionnelle au bout de 15 ans, en raison de la «gravité particulière» de sa «faute».

Beate Zschäpe était jugée depuis mai 2013 pour les meurtres de huit Turcs ou personnes d'origine turque, d'un Grec et d'une policière allemande, tués entre 2000 et 2007 dans toute l'Allemagne. 

L'avocat de Beate Zschäpe, Wolfgang Heer, a annoncé que sa cliente allait faire appel, assurant que sa «présence sur le lieu d'un crime» n'avait nullement été établie et qu'elle n'avait «jamais tiré avec une arme ni fait exploser une bombe». A la clôture des débats, Beate Zschäpe a en outre assuré que l'idéologie d'extrême droite n'avait «vraiment plus aucune importance pour elle».

Beate Zschäpe a aussi été condamnée ce 11 juillet, pour deux attentats contre des communautés étrangères et 15 braquages de banque, commis par le trio NSU qu'elle formait avec Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt.

En novembre 2011, les deux hommes avaient été retrouvés morts par balles dans une caravane par la police au moment où celle-ci venait les arrêter. Les enquêteurs pensent qu'ils se sont soit tous deux suicidés, soit que l'un deux a tué son complice avant de retourner l'arme contre lui.

Cette affaire avait profondément bouleversé une Allemagne, encore traumatisée par les crimes nazis et jeté une lumière crue sur les défaillances des services de renseignement intérieur. Elle avait également embarrassé le gouvernement allemand, les meurtriers présumés ayant pu agir pendant des années sans être inquiétés. La chancelière Angela Merkel avait exprimé «la honte» de son pays face à ces crimes.

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