Retrait américain du Conseil des droits de l'homme : Israël ravi, les autres alliés des USA déçus

Retrait américain du Conseil des droits de l'homme : Israël ravi, les autres alliés des USA déçus© Toya Sarno Jordan Source: Reuters
L'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley annonce, avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, le retrait des Etats-Unis du Conseil des droits de l'homme à l'ONU le 19 juin 2018

Si Israël se félicite de la décision américaine de quitter le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, estimant qu'il lui est hostile, ailleurs dans le monde, les premières réactions de capitales à ce retrait font état de déception et de regret.

Divers Etats, dont certains traditionnellement alliés de Washington comme le Royaume-Uni, ont déploré la décision des Etats-Unis de se retirer du Conseil des droits de l'homme de l'ONU (CDH). Au contraire, Israël s'est félicité le 20 juin de ce choix, accusant l'organisation d'hypocrisie et de parti pris anti-israélien. Les Etats-Unis avaient annoncé le 19 juin qu'ils se retiraient du CDH basé à Genève. 

«Israël remercie le président Trump, le secrétaire [d'Etat Mike] Pompeo et la représentante [américaine à l'ONU Nikki] Haley pour leur décision courageuse contre l'hypocrisie et les mensonges du soi-disant Conseil des droits de l'homme de l'ONU», ont déclaré les services du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans un communiqué.

«Depuis des années, le CDH a prouvé qu'il était une organisation hostile, avec un biais anti-Israël, qui a trahi sa mission de défendre les droits de l'homme», poursuit le texte.

Israël remercie le président Trump, le secrétaire Pompeo et la représentante Haley 

A l'opposé d'Israël, le reste du monde a commencé à faire entendre un chœur de critiques au sujet du retrait américain. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Zeid Al Hussein, qui quitte son mandat dans deux mois, l'a immédiatement regretté. «C'est une nouvelle décevante, même si elle n'est pas surprenante. Au vu de l'état des droits de l'homme dans le monde d'aujourd'hui, les Etats-Unis devraient avancer et non reculer», a-t-il statué.

Chez les responsables politiques occidentaux, Boris Johnson, secrétaire d'Etat des Affaires étrangères du Royaume-Uni, a été l'un des premiers à réagir, sur Twitter. Il a jugé «regrettable» cette décision, et confirmé que son pays se maintiendrait dans l'organisation. 

François Delattre, l'ambassadeur français à l’ONU, a estimé que ce désengagement n'était «pas un bon signal alors que les droits de l’homme sont massivement mis à l’épreuve».

Chez les Occidentaux toujours, Didier Reynders, le ministre fédéral belge des Affaires étrangères et européennes a déclaré pour sa part être «déçu».

La Suisse a fait connaître sa position, par le voix de Bénédic de Cerjat, ambassadeur de Suisse auprès de l’OTAN : «La Suisse regrette la décision des Etats-Unis de se retirer du Conseil des droits de l’Homme. Ils y avaient leur place et pouvaient y jouer un rôle important.»

Le CDH a été créé en 2006 pour promouvoir et protéger les droits de l'homme à travers le monde, mais ses rapports ont souvent contredit les priorités américaines. Fréquemment épinglé pour sa politique dans les territoires occupés, Israël a rompu tout contact avec l'organisation en 2012 en refusant une mission d'enquête internationale visant les territoires palestiniens.

Depuis l'arrivée début 2017 du républicain Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l'Unesco et ont réduit leurs contributions à plusieurs organismes de l'ONU.

Il y a 12 ans, l'administration du républicain George W. Bush avait boycotté le CDH, avant que le démocrate Barack Obama ne décide d'y intégrer son pays à nouveau.

Lire aussi : Les Etats-Unis annoncent leur retrait du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

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