Affaire Skripal : le Royaume-Uni n'a toujours pas identifié de suspect

Affaire Skripal : le Royaume-Uni n'a toujours pas identifié de suspect© Reutezrs / Uk parliament Source: Reuters
Le conseiller à la sécurité national Mark Sedwill le 8 juillet 2014 à Londres. (image d'illustration)

Le conseiller national à la sécurité britannique Mark Sedwill a fait savoir ce 1er mai aux députés que l'enquête n'avait pour l'heure pas permis d'identifier les auteurs de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille le 4 mars, à Salisbury.

La police britannique n'a toujours pas trouvé de suspect dans l'enquête sur l'empoisonnement, le 4 mars à Salisbury, de l'ancien agent double Sergueï Skripal. C'est ce que le conseiller britannique à la sécurité nationale Mark Sedwill a admis ce 1er mai devant des députés britanniques.

Sir Mark Sedwill, qui coordonne le travail du MI5, du MI6 et du GCHQ (services d'enquête et de renseignements), a ainsi reconnu face au Defence Select Committee que le Royaume-Uni n'avait pas encore identifié le ou les auteurs de l'attaque, selon des propos rapportés par l'agence de presse Reuters. Le gouvernement britannique persiste néanmoins à blâmer la Russie.

Des espions russes connus au Royaume-Uni ont également été exclus de la liste de potentiels suspects, selon le Guardian.

La police [...] renforce la sécurité pour toutes les personnes qui pourraient être touchées de cette façon

Parmi les raisons invoquées pour expliquer le manque d'avancée dans l'enquête, les autorités ont fait savoir que la ville de Salisbury ne disposait pas de caméras de vidéosurveillance. 

Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés sur un banc à Salisbury le 4 mars. Ils ont été hospitalisés dans un état critique après avoir été apparemment empoisonnés par l'agent neurotoxique A-234 connu sous le nom de «Novitchok». Ioulia Skripal a depuis quitté l'hôpital. 

Moscou, qui clame son innocence depuis le début de cette affaire, estime que sa version des faits se trouve renforcée par les déclarations du laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée contre l'ancien agent double. Ce dernier l'a identifiée comme étant un «Novitchok», un agent innervant de type militaire développé par l'URSS, mais a reconnu ne pas avoir de preuves qu'il proviendrait de Russie – alors même que le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait assuré quelques jours plus tôt que le laboratoire lui avait confirmé l'origine russe de la substance.

Lire aussi : Moscou dénonce la «destruction systématique» par Londres des preuves dans l'affaire Skripal

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»