La substance BZ qui était en service dans des pays de l'OTAN a-t-elle été utilisée contre Skripal ?

- Avec AFP

La substance BZ qui était en service dans des pays de l'OTAN a-t-elle été utilisée contre Skripal ?© Adrian Dennis / Reuters
(image d'illustration)
Suivez RT France surTelegram

Selon le chef de la diplomatie russe, le laboratoire suisse Spiez a informé l'OIAC que l'agent neurotoxique BZ avait été découvert dans les échantillons étudiés dans le cas Skripal. Or l'OIAC n'aurait pas mentionné cette information dans son rapport.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé, ce 14 avril, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) d'avoir trafiqué les résultats de son enquête sur l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal pour accuser la Russie. 

Le BZ est un agent neurotoxique [...], cette substance était en service en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans d'autres pays de l'OTAN

Selon Sergueï Lavrov, le laboratoire suisse Spiez (institut public spécialisé en matière de menaces atomiques, biologiques et chimiques), a envoyé à l'OIAC les résultats de son analyse à partir d'échantillons prélevés à Salisbury (sud de l'Angleterre), où Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés. «La substance BZ a été découverte dans tous les échantillons. Le BZ est un agent neurotoxique [...], cette substance était en service en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans d'autres pays de l'Otan. Elle n'a jamais été utilisée en URSS et en Russie», a-t-il déclaré, précisant que la Russie avait reçu ces informations de manière confidentielle. «Le BZ n'est pas mentionné dans le rapport de l'OIAC. Nous nous demandons pourquoi cette information, qui reflète les conclusions des spécialistes du laboratoire Spiez, a été omise dans ce document», a poursuivi le chef de la diplomatie russe. «Et si l'OIAC réfute sa collaboration avec le laboratoire Spiez, il sera intéressant d'écouter leurs explications», a encore déclaré Sergueï Lavrov.

Le ministre russe précise toutefois que les échantillons «ont également révélé la présence dans sa forme originale et en concentration importante de l'agent neurotoxique A-234», un agent innervant de la famille Novitchok, avec lequel Londres accuse Moscou d'avoir voulu empoisonner l'ex-espion. Mais pour le haut responsable russe, cette conclusion est «extrêmement suspecte» car une forte dose de A-234 aurait tué les Skripal et que cet agent, très volatile, ne pouvait être découvert sur place alors que plus de deux semaines s'étaient écoulées entre l'attaque et la collecte des échantillons. 

L'OIAC a annoncé le 12 avril que les analyses en laboratoire «confirm[aient] les découvertes du Royaume-Uni quant à l'identité de l'agent chimique toxique utilisé à Salisbury» pour empoisonner Sergueï Skripal et sa fille le 4 mars, sans toutefois établir de responsabilités dans cette affaire où Londres accuse Moscou, qui clame son innocence.

L'empoisonnement de l'ex-agent double russe et de sa fille a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou d'un côté et Londres et ses alliés occidentaux de l'autre, et s'est traduit par la plus grande vague d'expulsions croisées de diplomates de l'histoire.

Lire aussi : Moscou doute que les déclarations attribuées à Ioulia Skripal par la police soient authentiques

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix