Mali : des soldats parlant français et ukrainien auraient participé à l'attaque de Kidal aux côtés des séparatistes, selon des témoins

Mali : des soldats parlant français et ukrainien auraient participé à l'attaque de Kidal aux côtés des séparatistes, selon des témoins Source: Gettyimages.ru
Combattants du Front de libération de l'Azawad. [Photo d'illustration]
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Selon des témoignages recueillis par le site Bamada.net, des militaires parlant français et ukrainien auraient participé à l'attaque de Kidal aux côtés du Front de libération de l'Azawad (FLA). Ces témoins évoquent des scènes de pillage et des discussions suggérant que l'objectif initial des assaillants était de prendre la capitale, Bamako.

Parmi les assaillants qui ont attaqué la ville de Kidal se trouveraient des soldats européens combattant aux côtés des membres du Front de libération de l'Azawad (FLA), a rapporté Bamada.net en citant des témoins. Selon le site d'information, des témoins oculaires auraient vu des militaires parler français et ukrainien dont l'objectif déclaré, selon certaines sources, aurait été la prise de Bamako.

Un habitant de Kidal a déclaré à Bamada.net qu’après le départ de l’armée malienne de la ville, tout serait « devenu une folie », et que les séparatistes du FLA auraient commencé à « tout casser, tout voler ». « Mais le pire, c’est qu’il y avait des types en uniforme militaire, genre Européens avec eux. Certains parlaient français. D’autres parlaient une langue comme le russe mais pas exactement. Moi je connais le russe, nos partenaires des FAMa parlent russe. Là c’était différent. Des Ukrainiens, sûrement », a-t-il indiqué.

Un autre témoin a affirmé avoir vu des soldats européens discuter avec le commandant du FLA. « J’ai entendu un mot : "Ukraine". Plusieurs fois. L’autre il disait en français : "On n'a pas réussi à prendre la capitale, dommage. Il faut pousser" », a-t-il déclaré au site d’information. Un troisième témoin oculaire a quant à lui affirmé que les combattants et les soldats européens « pillaient tout ». Il a également déclaré avoir entendu une conversation entre « deux types, apparemment un Français et un Ukrainien », vêtus d’un uniforme militaire, qui regrettaient l’échec de la prise de Bamako.

Moscou a souligné à plusieurs reprises l'implication du régime de Kiev dans le terrorisme en Afrique. Le 28 mai, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a fait remarquer que l'Ukraine jouait un rôle important dans cette affaire. Selon lui, Kiev constitue un relais de la politique « néocoloniale » menée par les pays occidentaux sur le continent.

La directrice du département des partenariats avec l'Afrique au ministère russe des Affaires étrangères, Tatiana Dovgalenko, a également souligné que les services secrets ukrainiens apportaient un soutien actif aux groupes terroristes en Afrique, en leur fournissant des armes et des drones, en les formant à leur utilisation et en aidant à coordonner les actions des terroristes. De plus, selon elle, l’Ukraine est devenue une base logistique pour l’acheminement d’armes occidentales vers des terroristes partout dans le monde.

Une tentative de coup d'État déjouée, orchestrée avec l'implication de l'Occident

Le 25 avril, l'armée malienne, soutenue par l'Africa Corps des forces armées russes a repoussé une tentative de coup d'État préparée par des groupes armés Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin, affilié à Al-Qaïda, et Front de libération de l'Azawad. Le ministère russe de la Défense a affirmé que la préparation de l'opération meurtrière ne s'était pas faite sans participation occidentale.

Selon son communiqué, l’entraînement des combattants avait été assuré avec « la participation d’instructeurs mercenaires ukrainiens et européens », ayant notamment utilisé des systèmes portatifs de défense antiaérienne de fabrication occidentale tels que les Stinger et les Mistral. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a également dénoncé le soutien extérieur dont bénéficieraient les groupes armés opérant au Sahel, citant notamment l’Ukraine comme l’un des « sponsors » fournissant un appui logistique aux terroristes.

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