«L'UE est en train de tuer l'Europe»: Marine Le Pen rencontre ses alliés de l'AfD et du FPÖ à Prague

«L'UE est en train de tuer l'Europe»: Marine Le Pen rencontre ses alliés de l'AfD et du FPÖ à Prague© MICHAL CIZEK / AFP
Marine Le Pen, le tchèque Tomio Okamura, et le néerlandais Geert Wilders lors d'une conférence de presse du groupe Europe des nations et des libertés le 16 décembre à Prague

Souhaitant développer une coopération sur le continent européen tout en s'affranchissant des structures de l'Union européenne, plusieurs dirigeants de la droite souverainiste se sont rassemblés en République tchèque, sous haute sécurité.

La présidente du Front national Marine Le Pen s'est rendue à Prague ce 16 décembre pour y rencontrer Geert Wilders, dirigeant du Parti néerlandais pour la liberté, Lorenzo Fontana, député de la Ligue du Nord italienne ou encore Georg Mayer du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ). Leur point commun ? Leurs partis, souverainistes et opposés à l'immigration, sont alliés au sein de l'Europe des nations et des libertés, un groupe politique du Parlement européen qui plaide pour une coopération entre nations européennes, tout en s'opposant aux structures de l'Union européenne (UE).

Gerolf Annemans, du parti nationaliste belge Vlaams Belang et Marcus Pretzell de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), participent également à cette conférence intitulée «Pour une Europe des nations souveraines». 

«Parce que nous aimons l'Europe, nous disons que l'UE est en train de la tuer», a déclaré la présidente du FN, se disant favorable à des coopérations entre Etats-nations «librement décidées».

«L’UE conduit notre continent à la perte par submersion migratoire de ses villes et villages, par l’étouffement programmé de ses identités, par l’augmentation ininterrompue du chômage et du déclassement social», a-t-elle encore lancé devant l'assemblée, avant d'affirmer : «Notre ambition aux élections européennes ne doit pas se limiter à envoyer un groupe au Parlement, mais à prendre les commandes de la locomotive. Nous devons être conquérants !»

Sécurité renforcée

Tandis que plusieurs groupements de gauche avaient appelé à des rassemblements contre la xénophobie, envisageant notamment de bloquer la banlieue de Prague où était organisée la conférence, la police tchèque avait renforcé ses mesures de sécurité. La conférence de presse a toutefois débuté sans heurts.

Alors que les mouvements populistes et anti-immigration ont le vent en poupe sur le Vieux Continent, la République tchèque ne fait pas exception à la règle. Le parti Liberté et Démocratie directe (SPD) de l'homme d'affaires Tomio Okamura a ainsi bénéficié du soutien de 10% des électeurs lors des dernières élections législatives, grâce à son discours fermement anti-islam et anti-UE. Celui-ci a ainsi gagné 22 sièges au parlement tchèque, qui compte 200 députés. 

La République tchèque, qui s'oppose avec véhémence au système européen des quotas de relocalisation des migrants, a accueilli seulement 12 migrants sur son sol, dans le cadre de ce programme. 

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