A San Francisco, un refuge pour animaux recourt à un robot pour chasser les SDF (IMAGES)

A San Francisco, un refuge pour animaux recourt à un robot pour chasser les SDF (IMAGES)© Capture d'écran, Google Street View
L'antenne de la Society for the Prevention of Cruelty to animals à San Francisco.

Afin de protéger l'un de ses refuges pour animaux des nuisances et de l'insécurité, une association s'est dotée d'un robot autonome, qu'elle utilise pour repérer les sans-abri. La ville de San Francisco est intervenue pour mettre fin à la pratique.

Un robot de sécurité pour écarter les sans-abri : telle est l'idée mise en œuvre à San Francisco par la Society for Prevention of Cruelty to Animals (SPCA), vénérable association caritative de défense des droits des animaux, approuvée par la reine d'Angleterre Victoria en 1840. L'ONG met en avant les nuisances qui ont cours devant l'un de ses refuges pour animaux, causées, d'après elle, par des SDF : seringues, déchets, saleté et plus généralement insécurité, d'après le San Francisco Business Times, daté du 8 décembre 2017.

Fabriqué par une start-up, le robot spécialisé dans la sécurité pèse environ 100kg et a pour mission de rôder méthodiquement aux abords du refuge destiné aux petites bêtes. Du haut de ses 1,5m, grâce à ses quatre caméras, le robot détecte les importuns et alerte les services de sécurité du refuge ou encore la police.

Capable de reconnaissance faciale, le robot peut également repérer des individus qui figureraient sur une liste noire. Afin de rendre l'appareil plus sympathique, l'association de défense des animaux a néanmoins pris soin d'agrémenter l'engin anti-SDF d'autocollants de chiens et chats, ainsi que de son logo en forme de cœur... Manière peut-être de faire comprendre que la mission du robot est menée pour la bonne cause.

L'association a néanmoins été épinglée par la ville de San Francisco, qui est en plein travail de régulation des robots, lesquels se multiplient dans l'espace public de la ville. La SPCA a été sommée de cesser d'utiliser son appareil sous peine d'une astreinte de 1 000 dollars par jour. Mais on n'est loin d'un motif humanitaire : l'association n'avait tout simplement pas demandé de permis aux autorités.

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