«Tuer bébé Hitler» : le tweet d'un magazine sur le futur chancelier autrichien alarme les autorités

«Tuer bébé Hitler» : le tweet d'un magazine sur le futur chancelier autrichien alarme les autorités© Capture d'écran Twitter@Titanic
«Enfin possible : Tuer bébé Hitler», est-il écrit sur un cliché de Sebastien Kurz publié par la magazine satirique allemand Titanic
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La section antiterroriste autrichienne a été chargée d’une enquête, après que le magazine satirique allemand Titanic a légendé une photo tweetée du futur chancelier autrichien Sebastian Kurz : «Enfin possible : tuer bébé-Hitler».

Le magazine satirique allemand Titanic a accueilli la victoire du parti de droite conservatrice OVP (Parti populaire autrichien), lors des élections autrichiennes du 15 octobre, par un message assassin sur le réseau social Twitter.

«Enfin possible : tuer bébé-Hitler !», peut-on lire sur une photo du jeune Sebastian Kurz, le dirigeant de l'OVP chargé de former un nouveau gouvernement, dont il prendra la tête comme chancelier. Un viseur lui cible le cœur et la précision suivante est donnée en bas à gauche du cliché : «Voyage dans le temps en Autriche.» Un message accompagne encore cette photo, appelant les lecteurs autrichiens à s'abonner.

Simple blague de mauvais goût ou véritable appel au meurtre ? Le message sujet à controverse n'a en tout état de cause pas été pris à la légère par les autorités autrichiennes. La police de Vienne a en effet rapidement répondu au tweet en affirmant avoir alerté les «autorités compétentes», sans donner plus de précisions. Selon le journal autrichien Der Standard, le cliché a été transmis à une unité antiterroriste et une enquête a été ouverte.

Ce qui n'a pas semblé inquiéter outre mesure le magazine satirique, qui a répondu par un trait d'humour au message de la police, considérant qu'elle avait affaire au «département pour les voyages dans le temps». Interrogé par le portail d'informations sur internet Meedia, le 16 octobre, le rédacteur en chef de Titanic, Tim Wolff, a estimé que la réaction des autorités autrichiennes pouvait s'expliquer par la difficulté du pays à se remettre de son passé nazi, contrairement à l'Allemagne. Il a en outre fait savoir que les enquêteurs n'avaient pas encore directement contacté le magazine.

Lire aussi : Législatives autrichiennes : le spectre d'un bloc européen «populiste» revient hanter Bruxelles

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