L'ex-ambassadeur russe met les points sur les «i» à propos de ses entretiens avec un proche de Trump

L'ex-ambassadeur russe met les points sur les «i» à propos de ses entretiens avec un proche de Trump© Joshua Roberts Source: Reuters
L'ex-ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergeï Kislyak

Contredisant les spéculations médiatiques, l'ex-ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergueï Kislyak assure qu'il n'a pas abordé les sanctions américaines lors de ses entretiens de décembre avec Michael Flynn, un proche de Donald Trump.

Retraité depuis juillet 2017, l'ancien ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergueï Kislyak est revenu sur les conversations qu'il a eues à la fin du mandat de Barack Obama avec le général Michael Flynn, proche de Donald Trump, qui ont fait couler beaucoup d'encre outre-Atlantique.

Interviewé par la chaîne Rossiya 24 le 5 août, l'ancien diplomate affirme que Michael Flynn et lui s'étaient entretenus de «choses très simples». «Nos échanges ont été tout à fait courtois, calmes et absolument transparents. Rien n'a été dissimulé, tout du moins de notre côté», a-t-il glissé. 

Sergueï Kislyak rapporte qu'il avait eu pour consigne de ne pas discuter des sanctions anti-russes, qui venaient d'être imposées par l'ex-président Barack Obama fin décembre, en représailles au piratage des emails du Comité national démocrate, attribué sans preuve à Moscou par l'administration américaine.

«Nous n'avons discuté des sanctions avec personne. Soyez-en sûrs, j’ai suivi scrupuleusement les consignes», a confié Sergueï Kislyak. L'ancien diplomate a expliqué n'avoir «ni discuté ni marchandé à propos des sanctions», parce que celles-ci ont été mises en place de manière «illégale et politiquement agressive».

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La révélation en février d'entretiens téléphoniques entre Sergueï Kislyak et Michael Flynn, par le Washington Post et le New York Times, avait contraint celui que Donald Trump venait de nommer conseiller à la sécurité nationale de démissionner. En cause : Michael Flynn aurait fourni au vice-président Mike Pence des informations incomplètes sur ces discussions téléphoniques.

Les médias avaient beaucoup spéculé sur le contenu de ces conversations, avançant notamment comme hypothèse qu'elles avaient pour objet un possible allègement des sanctions américaines contre la Russie.

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