Vol MH17 : un «bois du souvenir» inauguré trois ans après le crash

Vol MH17 : un «bois du souvenir» inauguré trois ans après le crash
Capture d'écran de la vidéo de Ruptly

Trois ans après le crash du vol MH17 dans la région de Donestk, en Ukraine, près de 2 000 proches doivent rendre hommage aux 298 victimes, aux Pays-Bas, lors de l'inauguration d'un «bois du souvenir», monument officiel en leur mémoire.

Formant un «ruban vert», 298 arbres ont été plantés en hommage à chacune des victimes, dont 196 étaient néerlandaises. Le monument sera inauguré par le roi Willem-Alexander et la reine Maxima des Pays-Bas dans le parc de Vijfhuizen, à proximité de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, d'où avait décollé le 17 juillet 2014 l'avion à destination de Kuala Lumpur.

Les noms des passagers et membres d'équipage seront lus par leurs familles et amis avant que le Roi et la Reine, accompagnés de 17 enfants de Vijfhuizen, ne déposent les premières fleurs auprès du mémorial. Ils seront suivis par des proches venus des Pays-Bas mais aussi d'Australie, de Malaisie, du Royaume-Uni, d'Allemagne ou encore d'Indonésie pour rendre hommage victimes de 17 nationalités différentes.

Financé par des dons, le projet conçu par l'artiste Ronald A. Westerhuis et l'architecte paysagiste Robbert de Koning a été sélectionné en novembre 2015 par 60% des familles des victimes parmi trois propositions.

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala-Lumpur s’est écrasé le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine. 298 personnes ont péri dans cette catastrophe. Une enquête sur le crash a été menée par un groupe d’enquêteurs néerlandais, australiens, belges, malaisiens et ukrainiens dirigé par les Pays-Bas. Le 28 septembre, ses conclusions ont été publiées : le MH17 a été abattu depuis une région contrôlée par les rebelles et par un système de missiles Buk, produit en Russie.

Les enquêteurs ont toutefois refusé de rendre publiques les preuves sur lesquelles ils s'appuient pour des raisons de sécurité. La firme russe productrice du Buk, Almaz-Antey, a de son côté mené sa propre enquête et transmis ses résultats aux enquêteurs, dont la plupart ont été ignorés. Selon Almaz-Antey, les radars russes n’ont pas repéré d’objet provenant des territoires contrôlés par les rebelles se déplaçant en direction du MH17.

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