Le FBI, la DEA et l'US Army ont acheté le logiciel espion de la société italienne piratée

Les hackers ont révélé la liste des utilisateurs de Hacking Team Source: Reuters
Les hackers ont révélé la liste des utilisateurs de Hacking Team

La société Hacking Team, considéré par beaucoup comme une ennemi du net et piratée ce week-end, a vendu ses services à prix d'or aux agences américaines.

Suite au piratage dont a été victime la société italienne Hacking Team ce week-end, le noms des utilisateurs de ce logiciel espion continuent de se répandre. Dans les documents rendus publics par les hackers durant le week-end, on apprend par exemple que le FBI aurait dépensé près de 700 000 euros auprès de cette société spécialisée dans l'espionnage sur internet depuis 2011. Selon plusieurs médias outre-atlantique en effet, les services policiers américains ont largement utilisé ce logiciel qui est considéré par Reporters sans frontières comme « un ennemi d'internet ».

La police fédérale américaine n'est pas la seule à avoir fait appel à Hacking Team au Etats-Unis : la DEA et l'armée américaine était aussi des utilisateurs du logiciel. Les noms de code Phoebe (pour le FBI) Katie (pour la DEA) et Marianne (CIA) étaient utilisés par le fabricant du logiciel pour nommer les agences américaines.

Selon le média américain The Intercept, la DEA aurait par exemple utilisé le logiciel en Colombie lors d'opération anti-drogue depuis 2012. Tout le web colombien aurait ainsi été scrutés par l'agence américaine de lutte contre la drogue. Et en 2012, selon les documents révélés, cette dernière avait aussi pour but d'étendre ses antennes au Chili et au Salvador.

Ces dernières semaines, des scandales liés à l'espionnage américain explosent pratiquement tous les jours. Très récemment WikiLeaks a révélé que la président du Brésil Dilma Rousseff était espionnée par la NSA. Quelques jours plus tôt, on découvrait que le gouvernement et les entreprises françaises avaient été mises sur écoute de longue date par la même agence américaine.

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Ce fois-ci toutefois, les américains ne sont pas seul en cause. Le noms de nombreux pays (L’Egypte, l’Ethiopie, le Maroc, le Soudan, le Chili, la Colombie, l’Equateur, le Honduras, le Mexique, le Panama, les Etats-Unis, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Malaisie, la Mongolie, Singapour, la Corée du Sud, la Thaïlande, l’Ouzbékistan, le Vietnam, l’Australie, Chypre, la République tchèque, l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg, la Pologne, la Russie, l’Espagne, la Suisse, le Bahreïn, l’Oman, l’Arabie saoudite et les EAU) apparaissent ainsi sur les 400 mega-octects de listings piratés ce week-end.

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