Attaque d'une base contrôlée par le maréchal Haftar en Libye : Moscou dénonce une «provocation»

Attaque d'une base contrôlée par le maréchal Haftar en Libye : Moscou dénonce une «provocation» Source: Reuters
Un avion survolant l'aéroport international de Tripoli (image d'illustration)

Alors que la Libye est toujours en proie à des affrontements violents, l'attaque d'une base aérienne le 18 mai dernier a fait 140 morts, dont des civils. La Russie s'inquiète d'actes qui déstabiliseraient la paix provisoire conclue le 2 mai dernier.

La Russie a condamné le massacre perpétré le 18 mai dernier lors d'une attaque lancée par des milices proches du gouvernement d'union nationale (GNA) contre la base aérienne libyenne de Brak al-Shati, sous contrôle de l'Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. Plus de 140 soldats et civils avaient été tués lors de ces affrontements que Moscou a qualifiés de «provocation délibérée». 

«Nous sommes extrêmement inquiets concernant la récente vague de violences en Libye», a fait savoir le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans un communiqué publié le 23 mai. Le ministre russe a en effet expliqué que, selon lui, cette attaque avait pour but de «ruiner» les «acquis» de la conférence d'Abou Dabi. Organisée le 2 mai dernier, celle-ci avait permis la signature d'un accord de paix provisoire entre l'ANL et les forces alliées au GNA.

Human Rights Watch a collecté des témoignages établissant que des soldats proches du GNA avaient attaqué la base aérienne de Brak al-Shati et exécuté des soldats de l'ANL, «en leur tirant dans la tête». L'ONG a également constaté que certaines victimes, parmi lesquelles des civils, avaient les bras liés, tandis que d'autres étaient mutilés d'une manière qui laissait supposer qu'on leur avait roulé dessus avec un véhicule.

Depuis 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est en proie aux violences et encore loin de connaître une stabilité politique. Le pays peine à retrouver la voie de la stabilité et est divisé en deux zones depuis plus d’un an : l'une contrôlée par le GNA de Faïez Sarraj, basé à Tripoli et soutenu par l'ONU, et l'Est dominé par les forces de Khalifa Haftar, soutenues par l'Egypte et les Emirats arabes unis.

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