Le plus grand barrage de Syrie aurait été endommagé par des frappes aériennes

Le plus grand barrage de Syrie aurait été endommagé par des frappes aériennes Source: Reuters
Le barrage de Tabqa, sur l'Euphrate, est le plus grand de toute la Syrie

Au cours d'un combat entre Daesh et les Forces démocratiques syriennes, soutenues par les Etats-Unis, le barrage de Tabqa aurait été endommagé. S'il cédait, la vie de centaines de milliers de personnes serait en danger, selon le gouvernement syrien.

Le barrage de Tabqa, plus grand barrage de Syrie, aurait été endommagé ce 26 mars à cause de ce qui semble être un bombardement effectué au cours de combats entre l'Etat islamique et les Forces démocratiques syriennes soutenues par les Américains, annonce la chaîne libanaise Al Mayadeen. 

Tout au long de la journée, les Forces démocratiques syriennes, composées notamment de milices kurdes et arabes et soutenues par Washington, se sont livrés à des raids aériens dans la région, notamment afin de reprendre les bases aériennes sous contrôle de Daesh. Dans la soirée, elles sont d'ailleurs parvenues à s'emparer de l'un d'eux.

Néanmoins, selon Talal Selo, le porte-parole des Forces démocratiques syriennes, cité par Lizzie Phelan, la correspondante de RT sur place, «la coalition internationale n'[aurait] procédé à aucune frappe sur le barrage et ne l'[aurait] pas endommagé». Il ajoute que «des combattants [auraient] été parachutés sur le site pour éviter cela» et que «les combats se [poursuiveraient] au sol, sans frappes aériennes». 

Des conséquences dramatiques en cas de destruction du barrage

De son côté, selon le Guardian, l'Etat islamique lui-même aurait ordonné l'évacuation des habitants de Raqqa à cause de l'endommagement du barrage de Tabqa, situé à moins de 50 kilomètres de la ville. L'organisation terroriste attribue les frappes ayant affaibli l'ouvrage à la coalition emmenée par les Etats-Unis.

Le 17 mars, le gouvernement syrien avait déjà prévenu que la destruction des barrages érigés sur l’Euphrate, frontière naturelle entre les provinces d’Alep et de Raqqa, risquerait de provoquer «une catastrophe qui emporterait des villes entières». «La destruction des barrages, qui font l'objet de frappes aériennes, entraînera la destruction de plusieurs villes et villages et mettra en danger la vie de centaines de milliers de civils habitant dans ces régions», avait écrit le vice-ambassadeur syrien auprès de l’ONU, Munzer Munzer.

Le barrage de Tabqa, construit en 1970 avec l'aide de la Russie soviétique, alimente le plus grand réservoir d'eau de Syrie et sert également comme centrale hydraulique. Depuis plusieurs semaines, les Forces démocratiques syriennes tentent de s'en emparer afin de progresser vers la ville de Tabqa, qui ouvrirait alors la route de Raqqa, où se trouve la «capitale» de l'Etat islamique.

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