Traqué, le chef de Daesh aurait demandé à ses djihadistes de quitter l'Irak... ou de se faire sauter

Traqué, le chef de Daesh aurait demandé à ses djihadistes de quitter l'Irak... ou de se faire sauter
Les forces spéciales irakiennes arrêtent un homme suspecté d'appartenir à Daeh près de Mossoul le 26 février 2017, ©Alaa Al-Marjani/Reuters

Le chef de Daesh en Irak Abou Bakr al-Baghdadi aurait transmis une déclaration en forme de «message d'adieu» à ses fidèles. Concédant la défaite de Daesh en Irak, il leur demande soit de rentrer dans leur pays d'origine soit se faire exploser.

Selon la télévision irakienne qui cite des sources proches du gouvernorat de Ninive (ou se trouve Mossoul), une déclaration de Abou Bakr al-Baghdadi, titrée «Discours d'adieu», a été diffusée parmi les cadres de Daesh ce 28 février 2017. Admettant la défaite de Daesh en Irak, le chef de guerre a ordonné la fermeture des bureaux administratifs de Daesh, laissant aux combattants le choix : soit retourner dans leurs pays d'origine pour y continuer le combat, soit se faire sauter dans des attentats terroristes, avec la fameuse promesse des «72 vierges au paradis».

Si le message était authentifié, ce serait la preuve qu'Abou Bakr al-Baghdadi est toujours vivant. En effet, selon les médias irakiens, le chef de guerre aurait été blessé le 9 février 2017 lors d'un bombardement de l'aviation irakienne, lequel avait tué 13 membres de Daesh. Le premier ministre irakien avait déclaré au début du mois de février 2017 que les autorités connaissaient la localisation du chef de Daesh, dont la tête est mise à prix pour 25 millions de dollars par les autorités américaines.

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L'armée régulière irakienne, appuyée par des troupes américaines, ont lancé le 19 février 2017 une offensive massive contre Mossoul, dernier grand bastion de Daesh en Irak. Les combats se révèlent longs et difficiles, notamment en raison de la présence de 750 000 personnes, dont plus de 300 000 enfants, dans la ville auxquels se mêlent les combattants islamistes. Une situation qui rappelle celle d'Alep, en Syrie, à la fin de l'année 2016, à la différence qu'à Mossoul, ce sont les Occidentaux qui sont à la manœuvre.

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